« Lorsque vous croyez que toutes les dieux vous ont abandonné, souriez, il en est une qui ne vous oubliera jamais ! Elle amènera à nouveau la chance sur votre chaumière, elle remplira encore et encore votre filet de poisson, elle ramènera sur la berge votre époux vivant alors que son bateau s’était perdu en mer.
J’en suis la preuve vivante… Alors que j’étais enfant, encore accroché au sein de ma mère, le bateau qui m’amenait, moi et ma famille vers notre nouveau royaume, la Péninsule de Gigha, fût pris dans une épouvantable tempête. Cette tempête, commandée aux éléments par un régent qui ne voulait pas voir mon père et mes frères débarquer sur ses côtes, coula le bateau et tua l’ensemble de l’équipage. Cette funeste journée aurait pu voir la fin de la longue dynastie des Golan, si ce n’avait été de la présence et de l’intervention de la chance qui me sauva des flots et me déposa au gré des vagues, sein et sauf, sur les récifs. Par un hasard certain, on me trouva, me nourrit et m’éduqua selon les valeurs et les coutumes de ce royaume. C’est un peu plus tard que je compris que c’est cette chance et ce hasard s’étaient incarnée déesse et que c’était celle-ci qui m’avait sauvé. Depuis ce jour je la sers et c’est pour elle que j’ai fait construire ce temple à même les récifs pour lui souligner ma gratitude … Joignez-vous à moi et prions Sera ensemble !!! »
Extrait de l’homélie du grand prêtre Beload Golan, hivers 447