 | La couronne des rois a birthright pbem campaign (in french) |
| | | Le royaume orc du Kal Saïtharak | |
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| Auteur | Message |
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Khirnoz du Kal Saïtharak

Nombre de messages: 331 Localisation: Le Kal Saïtharak Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Le royaume orc du Kal Saïtharak Dim 17 Sep - 21:38 | |
| On n'y voyait goutte dans cette hutte insalubre. Le maigre foyer qui trônait en son centre avait beau emplir les lieux d'une puanteur pestilentielle (je ne m'attarderai pas en conjectures sur le combustible qui l'alimentait; mon estomac n'est pas encore prêt à se pencher sur la question), il ne fournissait guère de lumière, et mes yeux mirent un temps avant de s'acclimater à la pénombre. Le feu tremblotant ne distillait d'ailleurs pas plus de chaleur, et, dans le froid glacial de ce rude hiver de montagne, mon corps meurtri était agité de tremblements irrépressibles. Mes geôliers, deux orcs massifs aux défenses proéminentes, ne semblaient guère s'en soucier, bien que les peaux de bêtes mal tannées qui les couvraient ne devaient pas les réchauffer plus que mes épais habits de laine.
Je souffrais atrocement des blessures que m'avait values ma capture - les orcs m'avaient sévèrement rossé, me laissant sans doute plusieurs côtes fêlées, et l'angle aberrant qu'avait pris mon genou droit était des plus alarmants. Le froid me pourfendait de ses assauts incessants. La faim et la soif me tenaillaient tant que mon estomac se tordait avec des glapissements sonores, et que mes lèvres gercées se fendaient, ma langue gonflée n'arrivant guère à les apaiser.
A tous ces maux venait s'ajouter une peur panique de l'inconnu. Je ne comprenais guère les raisons pour lesquelles mes ravisseurs m'avaient mené en ces lieux, dans un état lamentable, mais toujours vivant. Je ne comprenais pas un piètre mot de la langue gutturale avec laquelle les créatures parlaient entre elles. Tout ce que j'avais pu noter, c'est que leurs voix rocailleuses au point d'évoquer le raclement de pierres entre elles, semblaient répéter à l'envie les zézaiements et les "H" aspirés très accentués... Le constat désespéré que je faisais sur ma situation et l'ignorance dans laquelle je me trouvais ne faisaient que me plonger dans un fatalisme vaincu...
Le seul élément positif que je parvenais à relever dans mon malheur était qu'une inconscience bienfaisante était à plusieurs reprises venue me soustraire à ma misérable condition durant le voyage où les orcs m'avaient porté jusqu'à leur village...
Alors que je reprenais conscience dans la hutte à l'atmosphère à peine respirable, ma surprise et mon incompréhension étaient encore plus importantes. Je n'étais même pas attaché, et mes deux gardiens ne me prêtaient qu'une attention limitée. Mon paquetage se trouvait même négligemment jeté à mes côtés... Ce n'était pas que je fus réellement en état de tenter quoi que ce soit à leur encontre ou pour m'enfuir, mais cela ne correspondait guère aux scènes atroces que mon esprit avait élaborées depuis ma capture. Mais je n'allais pas tarder à obtenir les réponses à mes questions. Elles pénétrèrent dans la hutte sous la forme d'une silhouette massive.
L'orc avançait avec une posture encore plus voûtée que ses congénères, en s'appuyant sur un bâton orné en son sommet d'un crâne que je ne parvins pas à identifier alors (j'apprendrais plus tard qu'il s'agissait d'un trophée pris sur un mage elfe). Les peaux pouilleuses qui le couvraient étaient ornées de toutes sortes de colifichets, qui tintinnabulaient à chacun de ses pas: plumes, ossements sculptés, perles, pierres colorées... mais aussi des organes desséchés...
La voix caverneuse s'adressa à moi en un commun approximatif:
« Hhhumain, toi ezzz un élu de ta zzzous razzze de faibles! Car moi, Zzzlashhhorv, Voix de Ghhharhhhazzzok, a dézzzidé que toi vivras... Hhhet toi entendras zzze que touzzz hhhumainzzz ignorent et zzzont peur de zzzavoir...
Prends cuir où hhhumainzzz gravent les runes hhhet écoute bien, si toi veux garder zzzoreilles! »
Et j'écoutais bien, et je crois que j'aurais retenu jusqu'à mon dernier jour tout ce que Zlashorv me dit alors, même si je n'avais pas obtempéré et pris de notes... Ce qui suit est en partie le récit - que je me suis permis de traduire en des termes qui nous soient plus familiers - que me fit le chaman orc, si extraordinaire et incroyable que je passais la décennie suivante à enquêter dans le dangereux royaume du Kal Saïtharak pour tenter de vérifier ses dires. J'espère que ma modeste contribution vous permettra de mieux comprendre cette terre et la manière dont ses habitants perçoivent le monde. |
|  | | Khirnoz du Kal Saïtharak

Nombre de messages: 331 Localisation: Le Kal Saïtharak Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Re: Le royaume orc du Kal Saïtharak Dim 17 Sep - 21:41 | |
| L'Histoire Le Peuple des Ténèbres ne tient pas le même décompte du temps qui s'écoule que les autres cultures, nous y compris, et les notions de mois, de saisons ou d'années, ont un intérêt tout relatif pour eux. C'est peut-être dû à la rigueur de leur société et au fait que la vie ne tient qu'à un fil dans leur monde. La mort frappe assez souvent des orcs relativement jeunes et prometteurs, qui auront accompli ce que les Uruks considèrent comme de grandes choses, alors qu'un individu prudent pourrait atteindre un âge avancé sans que leur histoire le retienne - et aurait d'ailleurs ainsi toutes les chances d'être méprisé par les siens. Ainsi, certains des éléments qui vont suivre remontent sans doute à la Nuit des Temps, bien que les habitants du Kal Saïtharak en parlent comme s'il s'agissait d'évènements récents, remontant à quelques générations orques à peine. Faute de mieux pour l'exprimer, je dirais qu'ils ont une conception extensive du temps. La NaissanceA l'origine, il n'y avait rien... Puis le Néant des Origines se fendit en son centre, comme un crâne sous la hache, et en naquit Khaos l'Infini.Cette entité représente sans doute le Chaos Primordial. Les orcs lui vouent visiblement un respect certain, car elle représente une infinité de possibles, parfois contradictoires, la matière première du monde. Selon les habitants du Kal Saïtharak, Khaos crût et emplit bientôt le Néant Originel. En son sein, éternel, infini et infiniment changeant, naquit une infinité de pensées. Elles étaient parfois contradictoires, le conduisant à un état parfois proche de la folie... Notons, parmi elles le Bien, que les orcs qualifient de "Niaiserie", le Mal, auquel ils donnent parfois le nom de "Ruse", "Volonté" ou "Ambition", le Chaos lui-même, ou encore l'Ordre... Si dangereux, selon eux, car il aurait pu mettre fin à tout changement, toute évolution, que Khaos l'expulsa de son être. Cette entité d'Ordre, que le Peuple des Ténèbres représente sous les traits d'une géante au coeur glacé, et appelle souvent "la Mère de l'Ennui", se serait efforcée de restaurer le Vide vaincu par Khaos. Atteint par les coups de la Première Géante, et blessé par le Vide, Khaos saignait... Et sa plaie engendra une entité du nom de Grummsh, ce qui signifie "le Désordre" dans la langue rude des orcs. Celui-ci devint bien entendu vite le fils préféré de Khaos. Fertile, Grummsh mit d'abord au monde deux filles très prometteuses, la Discorde et la Folie. Dans l'avenir, elles modèleraient les esprits des mortels. Conseillé par ces filles imaginatives, le Désordre eut une idée glorifiant les qualités créatrices de Khaos, et qui lui rendrait son dû, que la Mère de l'Ennui tentait de détruire et ramener au Néant des Origines. Cette idée s'appelait Création. Pour la mettre en oeuvre, Grummsh devait réaliser le Sacrifice Premier en offrant sa soeur, la Première Géante, à Khaos. Les orcs considèrent d'ailleurs, en commémoration de cet évènement, que tout Uruk se doit, s'il désire servir leur dieu, de lui sacrifier un membre de sa famille proche (un(e) père/mère, un(e) frère/sœur, un(e) fils/fille). La puissance de Grummsh et sa ruse étaient incommensurables, et il engendra un autre enfant: un mâle cette fois-ci. En effet, il ne se satisfaisait pas de n'avoir engendré que des femelles; faibles par nature, elles ne lui seraient d'aucun secours dans sa quête du pouvoir, et elles ne pouvaient constituer de lieutenant digne de ce nom. Il est important de préciser ici que la société orque est régie par un patriarcat très rigide, les femelles étant considérées comme tout juste supérieures aux races inférieures que sont, selon les orcs, les gobelinoïdes par exemple. Le fils premier né de Grummsh fut celui de sa nombreuse lignée qui se révélerait le plus fort et le plus rusé: Gharhazok ("le Destructeur"). L'héritier du Désordre aida son père à tendre un piège dans lequel ils firent tomber la Mère de l'Ennui. Puis Grummsh invoqua la puissance de son père et, utilisant l'essence fluctuante et changeante même du Chaos Primordial, attaqua la Première Géante, la blessant à de nombreuses reprises. Des sept premières plaies faites par les vagues visqueuses de Khaos sur le corps de la Mère de l'Ennui, surgirent les Sept Lieutenants de Gharhazok: Khartatok à la Hache Sanglante, le seigneur des gobelinoïdes, Torazan des Profondeurs, le prince-démon des orogs, Yeenoghu le Dévoreur, le prince-démon des gnolls et des goules, Baphomet le Furieux, maître des minotaures, etc... Selon les orcs, ces entités sont - après Gharhazok, bien sûr - les plus importantes des puissances célestes (ou plutôt, dans leur cas, infernales) car héritiers directs de la puissance du Chaos Primordial. De son côté, Gharhazok frappait aussi la Première Géante, et de la blessure qu'il lui infligea surgit le flot des Ténèbres Originelles, la Mère de Tous les Eléments, par laquelle débuterait la Création, Fille de Khaos. Du sang qui continuait à suinter des plaies de la Mère de l'Ennui vaincue et commençait à recouvrir son corps, jaillirent des ronces, ainsi que des Démons, descendants de Khaos bénis par le sang du Sacrifice Premier. Les dieux que vénèrent les humains et autres races que les orcs considèrent encore moins que les gobelinoïdes, ne seraient autres que des Démons renégats, immondes traîtres qui renient leur sang et tentent de dissimuler leur véritable identité de dieux inférieurs. Alors que Grummsh, secondé des Sept Lieutenants, commençait à former le Monde à partir des éléments et du corps de la Première Géante, vidé de toute essence de puissance, Gharhazok tirait du flot des pures Ténèbres Originelles les Premiers Nés, ses élus, pères de la nation orque. D'après les croyances du Kal Saïtharak, les autres races seraient le fruit de créations bien postérieures, et ne bénéficieraient pas de l'essence pure, sauvage et brute des origines, héritage pouvant être revendiqué par les Uruks seuls. Car l'apparition de ce qu'ils considèrent comme des sous races serait datée de bien après l'apparition des quatre autres éléments, l'eau tout d'abord, puis la terre, le feu, et enfin, l'air... D'ailleurs, pour désigner tout être issu d'une autre race pensante, les orcs ont un terme commun, "Ch'ron-P'thok", qui peut-être, sans trop s'éloigner de son sens premier, traduit par "vermine". L'Âge d'OrGrummsh, désormais le Durbagulûk Bûrzum-ishi (ou "Empereur des Ténèbres") scrutait, de son trône d'obsidienne enflammée, l'Univers qui était sien jusqu'aux Bords du Monde, et son fils le Prince Gharhazok siégeait à sa gauche. Leurs enfants, les Uruk Haï ("ceux de la famille orque"), faisaient trembler ces terres...Selon les croyances du Kal Saïtharak, alors que Gharhazok et ses lieutenants achevaient la création du monde, et que celui-ci commençait à acquérir la forme qu'il a gardée jusqu'à aujourd'hui, commençait une ère de domination absolue des orcs et de leurs dieux sur l'Univers. Grummsh régnait sur un empire recouvrant le monde dans son ensemble. Ses fidèles serviteurs uruks édifiaient des cités monumentales, aux imposants remparts atteignant les cieux. C'était une ère de prospérité. Grummsh, le Durbagulûk Bûrzum-ishiEn plus de son héritier Gharhazok et ses frères, l'Empereur des Ténèbres accueillit nombre de dieux inférieurs à sa cour. Sous sa sombre puissance, ces êtres apprirent beaucoup, et purent même se créer une cohorte de serviteurs, les peuples que les orcs considèrent comme des sous races, les "Ch'ron-P'thok" (elfes, gobelins, nains, etc...). Ces temps étaient heureux - du moins, de la manière dont le perçoivent les orcs, car eux seuls, descendants de Khaos et ses héritiers le Désordre et le Destructeur, détenaient le vrai pouvoir. Leur civilisation était aimée des dieux des Ténèbres, et ceux-ci avaient apposé leur bénédiction sur les fils de Gharhazok, joyaux de la création. Ils dominaient tous les autres peuples mortels et gouvernaient le monde d'une poigne de fer; rien ne leur résistait. Les humains cultivaient leurs champs, les kobolds creusaient pour chercher leur métal, les nains forgeaient leurs armes, etc... Et, de leur côté, les uruks, qui considèrent appartenir à la "Race des Seigneurs", se consacraient au seul vrai art qu'ils reconnaissent, celui de la guerre. Il est très difficile de dénouer le vrai du faux concernant cet Âge d'Or de la civilisation orque, dont le récit semble reconnu par tous au royaume du Kal Saïtharak. Cette histoire est ahurissante, d'autant qu'elle laisse nombre de points dans l'ombre, notamment le cas des esclaves elfes sur lesquels les témoignages divergent d'une région du royaume orc à l'autre. Mais il existe des éléments très intrigants qui la corroboreraient, ou, du moins, indiqueraient l'existence d'une ancienne civilisation orque pour le moins prospère.  Les anciennes ruines monumentales, notamment, qu'on trouve disséminées à travers les Montagnes Sombres, ou même en Lyoness, constituent un élément pour le moins surprenant. Leur style massif et puissant, d'un macabre achevé, les statues et les symboles qui les ornent, sont sans équivoque: ces vestiges sont issus d'une culture orque disparue... En dix ans d'enquête, il me fut en tous cas impossible de tirer des conclusions catégoriques sur les récits cosmogoniques des fidèles de Gharhazok. |
|  | | Khirnoz du Kal Saïtharak

Nombre de messages: 331 Localisation: Le Kal Saïtharak Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Re: Le royaume orc du Kal Saïtharak Dim 17 Sep - 21:43 | |
| La Grande TrahisonLa grandeur de l'Empire des Ténèbres était incommensurable, dépassant la vision limitée des mortels. Les pathétiques dieux inférieurs et leurs misérables larbins ne pouvaient, dans leur mesquinerie naturelle, qu'envier et jalouser ce pouvoir. Le Durbagulûk Bûrzum-ishi et les siens avaient commis l'irréparable en accueillant ces serpents en leur sein... Les fourbes elfes furent les premiers à ourdir leurs complots... Et arriva ce qui devait arriver.Bien entendu, l'Âge d'Or des orcs a pris fin, et leur civilisation fut détruite. Lorsqu'il évoque cet évènement, le peuple du Kal Saïtharak parle de la Grande Trahison. Les dieux présents à la cour de Grummsh et leurs serviteurs auraient conçu une rancœur de leur servitude. Même si cela nous semble naturel, les orcs perçoivent cette rébellion comme un évènement aberrant, les Ch'ron-P'thok étant naturellement destinés à la servitude. Une frange importante (et qui m'a semblé en constante expansion lors de ma longue odyssée au Kal Saïtharak) des fidèles de Gharhazok, au doux nom de Nubin-Rakhizul (c'est-à-dire "les Dévoreurs de Sang"), crédite l'hypothèse selon laquelle cette révolte a eu lieu et a atteint ses objectifs parce qu'une part importante du peuple de Grummsh avait suivi une voie décadente, menant à l'affaiblissement uruk hai ("de la race orque"). Cette faction soutient que nombre d'orcs, qui s'étaient amollis au contact de ces êtres inférieurs, s'étaient alors laissés aller à la fraternisation avec des membres des sous races, leur laissant percevoir que des Uruks pouvaient être faibles, et se laisser aller à la niaiserie, la sensiblerie et d'autres tares aussi honteuses. L'amitié, la compassion et d'autres qualités prônées par nos cultures sont en effet considérées par la société du Kal Saïtharak comme des signes de faiblesse déshonorants. D'ailleurs, le pire crime dont cette faction accuse ceux de leurs aïeux qui auraient causé la décadence de leur empire, est d'avoir cédé aux sirènes de la concupiscence et de la luxure avec leurs concubines issues des races que les orcs considèrent comme inférieures. Le problème pour les Dévoreurs de Sang n'est pas que des Uruks aient pris du plaisir de leurs esclaves, puisque c'est là une utilisation parfaitement naturelle de ce type de cheptel dans la société orque. Le crime, à leurs yeux, est que les orcs aient laissé subsister les résultats de ces unions contre-nature, voire, leur aient même parfois témoigné de l'attachement en les reconnaissant comme leurs enfants. Le sang et la civilisation uruk hai s'affaiblirent ainsi par l'intégration de hobgobelins, créatures bien en deçà de l'idéal racial des orcs engendrées par des servantes gobelines, ainsi que des demi-hommes, fruits impurs des entrailles d'esclaves humaines... On murmure même, dans l'ombre des alcôves de certaines tavernes de Lugbûrz, que des orcs auraient permis aux rejetons qu'ils avaient engendrés avec leurs esclaves elfes de survivre. Il va sans dire que ce type de demi-elfe très particulier constitue l'abomination ultime pour les Dévoreurs de Sang. Or, ce serait alors que tous les autres dieux et leurs peuples auraient mis de côté leurs différends et leurs rivalités personnelles pour affronter la puissance de Grummsh et ses Uruks. Les hommes, les nains, les elfes se seraient unis sous une même bannière, menés par un héros humain: Haelyn (les orcs lui donnent plus souvent le sobriquet de "l'Hypocrite"). Les esclaves se seraient soulevés d'un même mouvement, toutes les races asservies attaquant leurs maîtres. La croyance veut cependant au Kal Saïtharak que, malgré la décadence amorcée par leur civilisation, les orcs étaient les plus puissants, et la rébellion menaçait d'être mâtée. Dans les corps puissants des Uruk Haï résidait l'essence de Khaos, Grummsh et Gharhazok, et ils n'avaient pas été abandonnés par tous. A l'époque, les serviteurs de Khartatok ou de Yeenoghu auraient su de quel côté se trouvait le vrai pouvoir et ne les auraient pas encore trahis. Mais, contre le cours de la guerre, une bataille épique marqua la chute de l'empire de Grummsh. Grâce à la haute magie elfique et un stratagème que la mémoire collective du Kal Saïtharak semble avoir oublié, les elfes parvinrent à contraindre les forces de l'Empire des Ténèbres à combattre la coalition rebelle dans une situation défavorable. Cet évènement serait à l'origine de la haine passionnée que vouent les orcs aux elfes, dont ils rappellent constamment la fourberie innée, dissimulée derrière leur apparente bienveillance. Ce qu'ils détestent visiblement par-dessus tout chez leurs ennemis, c'est leur magie, qu'ils qualifient d'insidieuse. La lutte titanesque opposa les divinités rebelles elles-mêmes, en plus de leurs serviteurs, au Durbagulûk Bûrzum-ishi et ses enfants. Les cieux rugirent, la terre trembla. Le chaos régnait. Malgré cela, le récit de ces évènements veut que les orcs restaient les représentants de la Race des Seigneurs, tous guerriers émérites dont les haches tranchaient la chair et broyaient les os des êtres inférieurs qui avaient osé se révolter contre eux. Gharhazok lors de la bataille de la Grande TrahisonPuis s'ensuivit une explosion qui détruisit le paysage, rasant la terre sur des kilomètres autour du champ de bataille, détruisant les dieux et la plupart de leurs forces. Si l'on en croit les récits du Kal Saïtharak, sachant que leur cause était désespérée, les dieux des sous races venaient de mettre fin à leur existence pour arracher un sanglant répit aux êtres inférieurs qui les servaient. Mais, une poignée de guerriers orcs, ainsi que leur prince Gharhazok, survécurent malgré tout au cataclysme, et retournèrent à Daghâsh (c'est-à-dire "la Cité Flamboyante"), la capitale de l'Empire des Ténèbres. Les destructions causées par la libération des essences divines avaient cependant été d'une telle puissance que la face du monde en fut profondément transformée... D'une part, les prairies fertiles sur lesquelles avait eu lieu le choc devinrent ce qui est aujourd'hui encore le marais de Dankmaar, dont la faune a profondément "évolué" suite au cataclysme. D'autre part, le plan divin et celui des mortels en furent définitivement séparés. Après avoir édicté ses commandements à ses enfants (ce que le Peuple des Ténèbres appelle le "Gharhazok'tscha", littéralement "les mots de Gharhazok"), le Destructeur fut contraint de quitter le Monde Physique. Les dieux des orcs ne fouleraient plus ce monde. La Longue ChuteAlors que les sous races fuyaient se terrer dans leurs refuges secrets, fourbissant leurs armes, le Peuple des Ténèbres se trouvait sans guide. Et les valeureux Uruk Haï s'affrontèrent pour déterminer lequel serait digne de succéder au Destructeur et à son père...Nombreux sont les récits qu'on peut entendre au Kal Saïtharak concernant cette période. Ils sont généralement empreints à la foi de fierté pour les combats qui l'émaillent, mais aussi d'un certain fatalisme sur l'incapacité intrinsèque des orcs à s'unir sous une même bannière. Quoiqu'il en soit, tous sont catégoriques sur certains points. Les Uruks ne pouvaient laisser pareille offense impunie, ils obtiendraient vengeance. Mais, leurs anciens esclaves avaient fui, se retranchant dans les marches de ce qui avait été l'Empire des Ténèbres. De leur côté, avec la destruction de Grummsh et le départ de Gharhazok, les orcs se trouvaient sans empereur, et nombreux étaient ceux qui estimaient être le plus apte à régner sur le peuple du Destructeur et le mener à la victoire... L'empire implosait ainsi en clans indépendants, et ses anciens esclaves étaient ainsi pour le moment hors de portée des Uruks. Ce peuple de guerriers se déchira en de nombreuses guerres intestines, chaque chef d'un puissant clan cherchant à s'asseoir sur le trône impérial de Daghâsh. Ces luttes furent sanglantes, successions d'hécatombes meurtrières, de trahisons et renversements d'alliances subits, de dagues plantées dans le dos à la faveur de la nuit, de poison versé dans les coupes des plus grands des guerriers de Gharhazok... Les conséquences sur la démographie orque furent désastreuses, au point que le peuplement uruk hai des plaines du sud-ouest devint presque anecdotique. Les luttes tribales s'étendirent rapidement aux autres humanoïdes agressifs, et les Montagnes Sombres résonnèrent des cris de guerre et du fracas des armes. Pendant ce temps, les anciens esclaves de l'Empire des Ténèbres, réfugiés dans leurs cachettes, s'organisaient en royaumes, se préparaient à se défendre contre les belliqueux et puissants Uruks. Et, lorsque le premier souverain mortel parvenu à unir la majeure partie des clans des Montagnes Sombres dans un nouvel empire orc monta une expédition pour punir les Golugul (les "Oreilles Pointues") de la fourberie qui avait mené à la catastrophe de la Grande Trahison, ceux-ci, réfugiés dans leurs forêts impénétrables, s'y défendirent avec acharnement. Les guerriers orcs qui ne revinrent pas du couvert des bois elfiques furent nombreux, aggravant encore les conséquences des guerres de succession. En comparaison, le butin de cette campagne fut ridicule, et les esclaves capturés ne suffirent pas à combler le mécontentement croissant des clans qui avaient vu partir leurs jeunes les plus prometteurs pour ne jamais revenir. Lorsque, plus tard, le Durbagulûk Bûrzum-ishi organisa une nouvelle campagne punitive, cette fois-ci contre les mines où s'étaient réfugiés les Kuzdu (les "Longues Barbes"), celle-ci fut très rapide... Il semble que seule l'avant-garde de l'armée impériale ait réellement affronté les nains. L'empereur fut victime d'un malencontreux incident, loin du front, et s'empala contre sa propre épée... La campagne prit immédiatement fin. La succession se fit avec une relative fluidité (toute relative si on la compare aux modes de succession qui sont les nôtres), le chef des armées devenant le nouveau Durbagulûk Bûrzum-ishi, après avoir rapidement écrasé une poignée de chefs de clan trop ambitieux pour leur propre bien. Il eut un règne plus sage que son prédécesseur, car il comprit qu'il était nécessaire, avant de rétablir la pleine gloire de l'Empire des Ténèbres, de parer à la déchéance de la civilisation orque successive à la perte de ses esclaves. Il fallait donc à l'empire, dans un premier temps, réaffirmer sa domination sur les races les plus faibles et retrouver sa souveraineté sur l'essentiel des clans uruk hai, avant d'enchaîner à nouveau les nains à ses forges ou les elfes à l'entretien de ses réserves de bois. De nombreuses expéditions de capture furent menées dans les montagnes, valant à l'Empire des Ténèbres un important cheptel d'esclaves kobolds ou gobelinoïdes. Elles étaient régulièrement entrecoupées de campagnes très persuasives - et souvent musclées - d'offre de "protection" aux clans orcs encore indépendants. Une quantité assez phénoménale d'empereurs - mais il est assez difficile de déterminer quelle fut la durée moyenne de leurs règnes - se succéda qui mena cette politique. Le peuple de Gharhazok retrouva, au moins dans les montagnes, une unité certaine, ainsi qu'un important patrimoine servile. Le retour à la grandeur passée semblait bien engagé, mais les évènements se succédèrent qui devaient mettre fin aux rêves d'avenir glorieux des orcs, et accentuer leur Longue Chute vers la déchéance... Les nains s'étaient, depuis qu'ils avaient gagné leur liberté et pendant que les Uruks s'affrontaient en luttes intestines, organisés en un royaume riche et prospère. Ils avaient même fait la découverte d'un nouveau métal, l'argent glacé, qui permettait de forger des armes laissant des blessures mortelles... Les Kuzdu devenaient ainsi une puissance majeure avec laquelle le Peuple des Ténèbres devrait compter, et ils ne tardèrent pas à lui causer des ennuis... S'inquiétant du renouveau de la nation orque, le Peuple de la Pierre attaqua l'Empire des Ténèbres avant que celui-ci ne prenne l'initiative... La guerre qui suivit fut sanglante. Même la Grande Guerre ne serait sans doute pas un massacre d'une telle ampleur. Après des recherches, j'ai découvert que les nains aussi gardent de ce conflit un souvenir macabre, même si c'est ce qui leur a permis de bâtir le plus grand des royaumes nains du continent. Le Peuple de la Pierre l'appelle d'ailleurs "la Guerre de Génocide". Les archives naines que j'ai pu consulter révèlent que cette guerre dura plus d'un siècle et demi, et prit fin il y a plus de 800 ans - dans les années 300 av. C.E. (avant la Chute de l'Empire) -, par un résultat qui ne pouvait satisfaire aucun des belligérants. Si elle permit une forte extension au royaume de Karak Ungor, l'étendant au nord jusqu'au Pic des Lamentations (le bien nommé: son nom viendrait d'un carnage qui eut lieu lors de cette guerre), la population naine en sortait exsangue.  De son côté, l'Empire des Ténèbres, n'avait plus d'impérial que le nom. L'autorité du Durbagulûk Bûrzum-ishi ne s'étendait plus que sur les contreforts les moins pentus des Montagnes Sombres, et les plaines de l'actuel royaume de Lyoness. Et, encore, cette autorité avait perdu une grande partie de sa consistance, les clans qui n'étaient pas tout simplement indépendants ne faisant guère que payer un tribut irrégulier à un empereur au pouvoir symbolique en dehors des rues de Daghâsh. La dislocation de l'empire orc offrait une occasion idéale aux elfes de Tinuviel. Ils en profitèrent pour chasser et exterminer les clans uruk hai qui hantaient encore leurs forêts. Les deux camps payèrent un lourd tribut à cet énième conflit, mais il marquait pour les orcs la fin de l'espoir de voir la grandeur de leur peuple renaître. Le fossé entre les différents clans se creusa encore plus, au point que, selon les récits du Kal Saïtharak, c'est à cette époque que la langue antique des Uruk Haï s'est scindée en une myriade de dialectes tribaux si différents que les tribus ne peuvent pas se comprendre entre elles...
Dernière édition par le Dim 17 Sep - 21:57, édité 1 fois |
|  | | Khirnoz du Kal Saïtharak

Nombre de messages: 331 Localisation: Le Kal Saïtharak Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Re: Le royaume orc du Kal Saïtharak Dim 17 Sep - 21:46 | |
| La MortEt c'est alors que vinrent les humains, menés par les lances de lumière brûlante des prêtres de leurs nouveaux dieux... Leur lâcheté leur avait permis de survivre aux siècles de guerres menées contre les rois elfes sous le ciel et les seigneurs nains dans leurs demeures, car ils étaient opportunistes et nous regardèrent combattre jusqu'à l'extinction... Lorsqu'ils virent qu'ils pouvaient avoir le dessus sur nous, ils nous poignardèrent dans le dos. Ils nous achevèrent lorsque nous étions les plus faibles...Il est très difficile de comprendre exactement de quels hommes les orcs parlent lorsqu'ils évoquent l'arrivée des humains. Celle-ci semble contradictoire avec l'histoire de l'Empire des Ténèbres dans laquelle ils parlent à de nombreuses reprises des esclaves humains. S'agit-il d'une augmentation importante de la colonisation humaine? S'agit-il de l'arrivée d'un nouveau peuple? S'agit-il des mêmes hommes évoqués précédemment, mais qui se seraient retirés un temps des affaires orques en s'exilant au loin? Il m'est très difficile de le déterminer, et je ne m'étendrai pas sur la question. En tous cas, la croyance du Kal Saïtharak est unanime. Les nouveaux venus auraient compris que, s'ils ne prenaient pas réellement part aux hostilités qui opposaient orcs, nains et elfes, ils en ressortiraient grandis, et deviendraient la race dominante. Alors que les Uruks, affaiblis par les longues luttes menées contre leurs ennemis tentaient de lécher leurs plaies, les humains auraient fondu sur la capitale impériale de Daghâsh - que la tradition orque situe au sud-ouest la province lyonesse du Hjarrsmark - éradiquant tous les orcs qu'ils rencontrèrent sur leur chemin.  Il est assez, de notre point de vue, étrange d'entendre des orcs évoquer cette invasion, car son récit est, dans leur bouche, teinté d'un mélange de haine et d'admiration. Ils estiment visiblement que les hommes ont alors parfaitement appliqué les préceptes de Gharhazok, ceux de la loi du plus fort et du plus rusé... Il semble que, à ce jeu, les hommes avaient alors gagné, et le Peuple des Ténèbres les respecte visiblement pour cela (ce qui est un élément notable dans la compréhension de ce qu'est la notion de respect pour les Uruks). L'humanité devint le groupe le plus nombreux à vivre sur les terres ancestrales des orcs, et donc le plus puissant. Rien ne pouvait empêcher la prolifération des hommes, aussi rapide et inexorable que celle du chiendent. Reconstruisant des villes sur les massives cités orques, l'empire de lumière des hommes effaça toute trace de la civilisation ténébreuse de Grummsh et ses descendants avec la destruction méthodique de Daghâsh. Si ce qui précède est sujet à caution, à partir de cette époque, il m'a été possible d'accorder une certaine véracité aux témoignages recueillis dans le Kal Saïtharak, car les archives remontant à l'Empire du Milieu les corroborent en grande partie. Il m'a même été possible de dater une partie des évènements transmis par les croyances uruks, grâce à la concomitance avec des évènements de l'histoire de l'Empire du Milieu, puis de Lyoness, et je daterais la destruction de la capitale orque en 247 av. C.E. (avant la Chute de l'Empire), la même année que celle où Ludwig Ier se proclama Empereur du Milieu. En tous cas, la majorité des orcs auraient été poussés à l'exil par les armées des hommes dans les montagnes. Les derniers vestiges de l'Empire des Ténèbres disparus, la nation uruk hai était morte, et les clans n'eurent plus le moindre semblant d'unité. Le mouvement de population avait peu à peu dessiné les frontières d'un territoire restreint essentiellement peuplé d'Uruks, ou de gobelinoïdes (lesquels étaient -comme c'est toujours le cas, d'ailleurs - généralement réduits en esclavage). Les clans d'humanoïdes des Montagnes Sombres, peu habitués à une telle proximité, se débattaient dans des luttes intestines pour l'omnipotence, et ce, bien sûr, sans résultat. Les orcs reproduisaient les erreurs de la Longue Chute. Ces conflits tribaux firent dangereusement diminuer la population globale du Peuple des Ténèbres, et les territoires qu'il peuplait fondirent comme neige au soleil devant la lente colonisation des contreforts montagneux par les humains, toujours plus hostiles. Un gnoll et un ogre s'affrontant au cours des luttes qui ont déchiré les montagnesCeux-ci, enhardis par leurs succès, lancèrent des expéditions qui menèrent nombre d'Uruks dans la pire déchéance qu'ils aient pu imaginer... Un nombre conséquent d'orcs des clans les plus occidentaux fut exploité par les humains, réduit en esclavage... Pour ceux qui se considéraient comme héritiers de la Race des Seigneurs, c'était un sort particulièrement difficile à vivre... Les archives impériales témoignent d'ailleurs que ce "manque d'enthousiasme" des orcs en fit un patrimoine particulièrement remuant et peu rentable. Plusieurs révoltes sanglantes vinrent émailler la courte histoire du commerce servile de l'Empire du Milieu, et menèrent assez vite à son abandon, à l'exclusion d'une utilisation restreinte dans les arènes les plus grandes - et les plus sécurisées. L'EspoirMais, au coeur du Thurzimm (le "Plateau des Géants"), les Oghor-Krimpu (les "Lieurs d'Ogres") engendrent un chef qui fera sortir les Uruk Haï de la sombre Vallée de la Mort. Il lève bientôt l'étendard de sang de la guerre, et, seul devant les marées des hommes, résiste à leur fureur et à leurs guerriers à cheval dans leurs armures aveuglantes... Il parvient à s'attirer les plus puissants des alliés, les dragons maîtres des cieux, et fait trembler les humains, s'effondrer leurs cités. La puissance des enfants de Gharhazok est morte, mais le Peuple des Ténèbres saura désormais qu'elle peut renaître.Les nombreuses incursions des troupes impériales au coeur des montagnes contribuaient à parachever le travail d'extinction auquel les orcs se livraient eux-mêmes sur leur propre peuple avec leurs incessantes guerres intestines. Un nouveau chef accéda au pouvoir dans le clan majeur des Lieurs d'Ogres, Gurut'derl'Megrut, qui se révélerait un seigneur de guerre exceptionnel. Installés dans les contrées hostiles du Thurzimm, les Oghor-Krimpu parvinrent, avec l'aide de quelques ogres et tribus gobelines asservis, à repousser les incursions humaines. Plus que cela, Gurut'derl'Megrut organisa une contre-attaque qui mit à bas la colonisation déjà bien avancée du Zauhuruk-Hai, dont le clan des Zauhuruk (les "Orcs Armés", où, plus simplement, les "Armés") avait pourtant été chassé malgré son excellence dans le domaine martial, crainte parmi toutes les tribus humanoïdes des montagnes. Par recoupement des témoignages recueillis au Kal Saïtharak, et des archives impériales, il me fut possible de dater la chute aux mains des orcs de la province de l'Östfjold (que les Uruks appellent Zahuruk Hai). Elle eut lieu en 8 av. C.E., peu de temps après la guerre menée par l'Empire du Milieu contres les elfes de Tinuviel.  Selon les croyances du Kal Saïtharak, un immense dragon noir, Shargrailar le Sombre aurait alors visité le chef victorieux des Oghor-Krimpu. Lui promettant son aide et celle de ses vassaux, il aurait alors convaincu le clan victorieux de libérer toutes les montagnes de l'occupation humaine, afin de gagner le respect et la crainte des ces mêmes humains, mais aussi de toutes les autres sous races (et, en cela, il semble que le dragon noir connaissait parfaitement la psychologie orque). Shargrailar n'eut guère de mal à persuader les orcs, car ce qui restait des Montagnes Sombres encore occupé par l'Empire du Milieu était le Valkith, province des contreforts aux nombreux lacs que le Peuple des Ténèbres appelle Gharhazok'ronk ("l'Etang de Gharhazok") et considère comme un lieu sacré entre tous. Selon les orcs du Kal Saïtharak, qui gardent un souvenir peu amène de Shargrailar et les siens, les motivations draconiques étaient tout autres que le désir légitime de repousser les envahisseurs humains. Ces wyrms n'étaient mus que par leur avidité et leur arrogance, leur désir d'amasser plus de richesses que le reptile du sommet d'en face. Mais Gurut'derl'Megrut suivit les plans du dragon noir, et il entreprit de se donner les moyens de faire de son entreprise un succès. Le chef de Lieurs d'Ogres parvint, pour la première fois depuis la chute de l'Empire des Ténèbres, à remettre au goût du jour l'idée d'une défense commune et organisée des clans uruks. Fort du respect inspiré par la prise des citadelles humaines de l'Östfjold et de l'honneur que lui conférait son alliance avec de puissants dragons, il organisa une rencontre avec les dirigeants des clans les plus puissants de la région. Shargrailar le SombreGurut parvint à conclure des pactes d'alliance avec trois clans orcs notables, au premier rang desquels les Zauhuruk, que les troupes impériales avaient chassés des terres dont les Oghor-Krimpu venaient de prendre possession. Il rallia aussi à sa bannière les Ghûl (ou "Serviteurs Dévoués"); ce clan dirigé par des chamans mystiques du Père des Orcs brûlait de reprendre aux troupes impériales les lacs sacrés du Gharhazok'ronk. Le troisième clan majeur qui rejoignit l'alliance de Gurut'derl'Megrut était celui des Gimbul (les "Trouveurs"), puissant clan du sud et ennemi des Lieurs d'Ogres, qui infligea de tout temps des pertes considérables au clan de Gurut, en grande partie grâce aux armes de facture naine dont ils auraient disposé. Il semblerait que les Gimbul aient rallié le clan majeur du Thurzimm pour s'assurer de ne pas laisser Gurut et les siens bénéficier de la totalité d'un prestige et d'un butin qui, en cas de victoire, se seraient révélés mirifiques (et la victoire semblait fort accessible avec des alliés aussi puissants que des dragons). Les gobelinoïdes du Shir'kh'an (le nom gobelin de cette province signifie "Les Premières Flèches", et tire sans doute son nom des contacts peu amicaux que ses habitants gobelins ont eu avec leurs voisins de Tinuviel), pourtant persécutés par les Zauhuruk, se mêlèrent à l'armée orque, mais il m'a été impossible de déterminer les raisons de ce ralliement, tant les versions divergent au Kal Saïtharak. Une des thèses qui m'a semblé la plus intéressante est celle selon laquelle chaque dragon avait plus ou moins d'influence sur certaines tribus d'humanoïdes voisines de son antre, qui lui auraient prêté une allégeance informelle en échange de sa "protection" (ou plutôt du fait qu'il ne prélèverait - pas trop souvent - son repas sur les membres du clan). Sachant que Shargrailar le Sombre avait contraint plusieurs wyrms à lui prêter serment de vassalité - contre leur volonté évidemment, les dragons sont de nature trop imbus de leur personne pour présenter leurs hommages à qui que ce soit -, on peut émettre l'hypothèse selon laquelle les vassaux draconiques du gigantesque wyrm noir auraient rejoint les forces de Gurut'derl'Megrut avec leurs propres "protégés". D'ailleurs, les archives impériales qui évoquent ces évènements citent tout de même un nombre de dragon important, puisque les chiffres donnés semblent s'accorder sur la présence d'entre trente et quarante individus. Cette thèse a de plus le mérite de justifier la présence de nombreuses tribus gnolles au sein de la "Tribu des Clans Unifiés", alors que les hommes-hyènes, aux préoccupations et aux ambitions essentiellement alimentaires, sont encore plus farouchement indépendants que les orcs. Les troupes de Gurut'derl'Megrut marchèrent sur le Valkith (ou sur le Gharhazok'ronk, si l'on s'appuie sur le nom que lui donnent les orcs) sans rencontrer de résistance, les forces impériales escortant les colons dans une rapide fuite vers les plaines du Hjarrsmark. Les nombreuses archives militaires de l'Empire du Milieu concernant ces évènements me permirent de découvrir que ce mouvement de repli des forces impériales était tout sauf la déroute de pleutres à laquelle s'imaginaient assister les guerriers de la "Tribu des Clans Unifiés". L'état-major impérial avait en effet mûrement réfléchi un plan de guerre visant à attirer l'ennemi dans les plaines où les charges des lourds chevaliers auraient tôt fait de les débander l'infanterie monstrueuse, et où les lourdes machines de guerre pourraient être manoeuvrées et éliminer les dangereuses forces aériennes qu'étaient les dragons. Lorsque nos ancêtres arrivèrent pour coloniser le continent, et qu'ils ont affronté les elfes et les orcs, c'est dans les plaines qu'ils ont remporté les victoires qui furent décisives pour la suprématie de l'humanité. Il était donc naturel que les généraux de l'empire mettent tout en oeuvre pour affronter les hordes des montagnes sur un terrain qui leur fut favorable. La Tribu des Clans UnifiésCette stratégie semblait habile, mais elle marquait pourtant le début de la Grande Guerre... |
|  | | Khirnoz du Kal Saïtharak

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 | Sujet: Re: Le royaume orc du Kal Saïtharak Dim 17 Sep - 21:47 | |
| La Grande Guerre"Le choc terrible: enchevêtrement d'hommes, de chevaux, et de créatures bestiales, tous autant taillés par la lame de l'épée que percés par le fer de la lance, l'affrontement eut cette fois du saisir le Mal d'effroi... Mais au contraire, piétinant dans le sang, l'immonde engeance des ténèbres s'esclaffaient à l'horreur du carnage, et montait à l'assaut un rire absurde et sauvage à la gorge. Les fers de nos lances ne perçaient pas avec l'aisance coutumière leurs misérables pourpoints de cuir, et leurs lames ébréchées parvenaient à fendre nos lourds harnois d'acier forgé. Nous nous trouvions pour lors cernés de toutes parts par les bataillons ennemis. Nous ne pouvions guère plus avancer, ni reculer.
Quelque prodige que mes pairs et moi accomplîmes, tuant tant et plus ceux qui étaient autour de nous, les orcs avançaient toujours. On éventrait les chevaux, toujours plus de chevaliers de la seigneurie tombaient à terre. Leur armure était si pesante qu'elle leur interdisait de se relever et périr debout. La mêlée était si confuse que je ne peux vous raconter la fin de la journée, et que c'est miracle pour lequel je rends grâce à Haelyn le Droit si j'en réchappais."Extrait de Mémoires, par Sire Ehlrodihr, prince de Bjarnheim. Après la conquête des collines de Valkith, les guerriers uruks descendirent en effet vers les plaines du Hjarrsmark. Shargrailar et ses congénères n'eurent aucun mal à les convaincre que les humains étaient vaincus et terrifiés par la puissance de la Tribu des Clans Unifiés, et qu'il était possible de reprendre possession des terres entourant les ruines de Daghâsh, l'ancienne capitale de l'Empire des Ténèbres... Les stratégies de l'état-major de l'Empire du Milieu se révélaient habiles, et le plan de guerre fonctionna parfaitement jusqu'au moment de la bataille... Où les troupes impériales connurent leur première défaite: "La Bataille des Rois", ainsi que la nomment toutes nos chroniques - car notre histoire a voulu que les troupes des peaux vertes soient menées par le roi des orcs des montagnes (car lui seul aurait pu ainsi s'attacher les services de dragons, et défaire les forces impériales). Le grand historien Ignace Sorel a écrit au sujet de cette bataille de l'an 1 av. C.E., qu'elle "est un évènement majeur de l'histoire de Cerilia". Pour le grand historien, cette bataille marque la fin de la maîtrise absolue des champs de bataille par le chevalier. La meilleure cavalerie du monde, celle de l'Empire du Milieu, y fut en effet défaite par la piétaille des fantassins orcs indisciplinés et sous-équipés. L'offensive humaine se transforma en déroute impériale, et le piège dans lequel auraient dû être éliminés les forces de la Tribu des Clans Unifiés se changea en une imposante victoire orque. Je noterai cependant, car j'ai eu la chance de disposer d'autres sources que le vénérable érudit, que les troupes de Gurut'derl'Megrut n'étaient pas si sous-équipées que cela. L'association avec les wyrms lui donnait en effet accès à leur magie, et armes et armures rudimentaires des guerriers de la Tribu des Clans Unifiés s'en trouvaient ainsi "mises au niveau" de celles de l'Empire du Milieu. L'intervention des dragons ne fit pas les affaires des troupes impérialesLes conséquences de cette bataille, qui marque le début véritable de la Grande Guerre, furent lourdes. Après cette victoire retentissante, ce n'était plus qu'une formalité pour Shargrailar le Sombre que de convaincre Gurut'derl'Megrut qu'il pourrait, s'il poursuivait un peu cette campagne, restaurer l'Empire des Ténèbres. Ainsi, la Tribu des Clans Unifiés s'enfonça dans les fertiles plaines impériales, pillant et saccageant allègrement tout sur leur passage. Devant l'assaut brutal des orcs et des dragons, et ses résultats exceptionnels (qui mettaient l'Empire dans une situation particulièrement dangereuse - voire proche de sa dislocation), les humains comprirent assez rapidement qu'il leur fallait des alliés. De leur côté, les elfes de Tinuviel ne pouvaient rester indifférents à cette sombre puissance montante à l'est, qui leur était pour le moins hostile. Humains et elfes s'engagèrent à une trêve et à un pacte de défense mutuelle. D'ailleurs, les elfes ne tarderaient pas à comprendre la nature provisoire de cette notion de trêve. Les nains, dans la mémoire desquels restait profondément gravé la Guerre de Génocide, rejoignirent sans se faire prier les opposants de leurs désormais dangereux voisins. Il est assez notable que, une fois encore, les orcs développèrent suite à ces évènements une rancoeur encore plus profonde dirigée à l'attention spécifique des elfes, dont ils estiment qu'ils ont "sauté sur l'occasion" pour à nouveau leur nuire. Le choc majeur entre les deux grandes armées eut lieu près de six mois après la Bataille des Rois. L'affrontement apocalyptique auquel on donne le nom de "Bataille de Tous les Peuples" et qui marque le début du comput que nous utilisons aujourd'hui, vit, sous les murs de Viborg, la mort de l'Empereur du Milieu et la destruction de la Couronne de Fer, symbole de l'unité humaine. Les sources, qu'elles soient humaines ou orques, veulent que Ludwig XVIII mourut en effet, en même temps que sa couronne explosait, sous le souffre d'un dragon. La tradition du Kal Saïtharak précise que le wyrm n'était autre que Shargrailar le Sombre. Les orcs affirment aussi qu'un éclat de la couronne aurait transpercé son gigantesque poitrail, le contraignant à fuir se réfugier dans les montagnes. Selon une légende répandue dans les Montagnes Sombres, y agonisant lentement, le dragon noir aurait fini par se changer en pierre, donnant ainsi naissance aux formes torturées du pic de Dragon's Rock (plus communément appelé Rocdragon).  Cela expliquerait sans doute la suite de la bataille, jamais comprise par les chroniqueurs humains malgré les nombreux essais rédigés sur le sujet. Les dragons ont soudain cessé le combat, et pris le chemin de leurs antres montagnards. Privé de son soutien aérien, l'armée de la Tribu des Clans Unifiés a immédiatement rompu le combat, et les humanoïdes se sont retirés dans le plus grand désordre. En vérité, la rancoeur des orcs suite à cet évènement (et, en tous cas, l'analyse qu'ils en ont faite), que, aujourd'hui encore - alors que les wyrms ont disparu depuis longtemps - subsiste le dicton, communément admis dans les montagnes, qui veut que "celui qui est assez stupide pour croire la parole d'un dragon, est destiné à finir dans sa panse" (et qui vilipende les dangers de la naïveté, faiblesse pour laquelle les Uruks n'ont guère de tolérance). Avant de rejoindre les Montagnes Sombres, les forces orques n'en ont pas moins pillé et saccagé dans la plus grande joie tout l'est impérial. Ce second passage des maraudeurs contribua grandement à attiser le mécontentement populaire, surtout en voyant que les forces impériales ne prenaient pas en chasse les pillards. Les elfes, qui avaient voulu éviter une reprise de ces hostilités sanglantes et inutiles - et peut-être se satisfaisaient de cette situation qui, en laissant à la fois les envahisseurs uruks et les conquérants humains affaiblis, leur assurait une relative quiétude -, avaient tenté de calmer les ardeurs des militaires humains, en refusant avec véhémence de participer à une expédition aussi aléatoire qu'une chasse à l'orc à travers les plaines orientales. Les militaires humains, secondés par la vindicte populaire, s'empressèrent d'accuser les elfes d'ingérence, voire même de fraternisation avec l'ennemi, et de chasser ceux qu'ils ne purent lyncher. Mais le mécontentement, mêlé aux ambitions personnelles et aux velléités indépendantistes, s'abattit aussi sur les hommes eux-mêmes, et ce terreau favorable aboutit à des guerres de succession qui menèrent à l'éclatement de l'empire en de nombreux fiefs indépendants. Pour les orcs de la Tribu des Clans Unifiés, cette campagne mitigée conféra, certes, à Gurut une renommée et un respect importants (après tout, même si la dernière grande bataille s'apparentait plus à une défaite, les guerriers revenaient avec un butin important, ayant laissé les terres des humains derrière eux, à feu et à sang). Le chef des Lieurs d'Ogres chercha à utiliser ce prestige pour entreprendre l'extension de la coopération entre les clans. Mais, si les humains, d'autant empêtrés dans les méandres de la Grande Guerre (qui se poursuivait dans les plaines sous forme de guerre civile) reconnaîtraient désormais des frontières clairement délimitées au territoire orc, au delà desquelles il était dangereux de s'aventurer sous peine d'encourir l'ire uruk hai, le prestige du héros des Lieurs d'Ogres ne lui permit pas de maintenir une unité autre que de nom aux clans alliés. Une fois le péril représenté par les hommes repoussé, les luttes intestines opposant les Uruks reprirent toute leur vigueur dans les montagnes, d'autant que cet intermède avait réveillé parmi les orcs (et d'ailleurs les autres humanoïdes agressifs des Montagnes Sombres) l'idée selon laquelle la renaissance d'un nouvel Empire des Ténèbres n'était pas un rêve si inaccessible que cela. Cela se traduisit par une marée d'ambitions hégémonistes parmi les différents clans, dont les orcs de la Tribu des clans unifiés payèrent autant que les autres dans les montagnes le prix - Gurut mourut peu après sous la hache (naine?) d'un Gimbu. Les nains, de leur côté, avaient eu la sagesse de reprendre rapidement, dès la Bataille de Tous les Peuples achevée, la route de Karak Ungor. Mais, pour eux non plus, la Grande Guerre ne s'acheva pas avec la "Bataille de Tous les Peuples". Les Barbes Longues, aux effectifs ayant aussi souffert de leurs combats dans l'Ouest, virent leur territoire fondre peu à peu sous les assauts brutaux de clans orcs ou gobelinoïdes. Au même titre que les terres des hommes étaient ravagées par un conflit civil, la Grande Guerre se poursuivait dans les Montagnes Sombres. D'ailleurs, les quelques dragons qui, après leur disparition de la Bataille de Tous les Peuples n'avaient pas franchi les pics des Montagnes Sombres pour y disparaître, furent pourchassés par les clans qu'ils avaient abandonnés dans l'Ouest, et, de toutes manières, ceux qui n'avaient pas été tués par les humanoïdes s'entredéchirèrent au cours des années suivantes par cupidité (et stupidité), éradiquant l'espèce - sans doute aveuglés par cette même frénésie sanguinaire qui menait alors tous les peuples du monde à l'autodestruction... Malgré tout, ces évènements restèrent - sous un angle plutôt favorable - dans les mémoires du Peuple des Ténèbres, et lui rappelèrent qu'il existait un espoir d'unité et d'avenir glorieux, même si celui-ci était bien faible. Durant les siècles qui suivirent, ne connaissant peu ou prou d'autres ennemis que lui-même, le Peuple des Ténèbres prospéra. Pendant toutes ces années, une véritable société prit naissance dans les montagnes. Elle était bien loin du degré d'achèvement de l'Empire des Ténèbres mais montrait un renouveau certain de la nation orque. La population augmentait rapidement, et, justement, du fait de cette surpopulation, les clans les plus puissants, nourris par leurs ambitions de domination sur l'ensemble de leur race, se faisaient tant et plus la guerre. D'une certaine manière, les Uruks considèrent cette période avec bienveillance. Ces conflits ne menaçaient pas sérieusement leur peuple, et permettaient de faire ce qu'ils appellent "le tri de Gharhazok", c'est-à-dire de ne conserver que les plus forts, et affermir ainsi la puissance uruk hai. C'est d'ailleurs à cette période que les orcs du clan Hrukk multiplièrent leurs incursions sous le couvert des arbres de Tinuviel et parvinrent finalement à s'installer durablement dans la région aujourd'hui connue comme le Hrukk-Hai ("le Clan de la Forêt"). |
|  | | Khirnoz du Kal Saïtharak

Nombre de messages: 331 Localisation: Le Kal Saïtharak Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Re: Le royaume orc du Kal Saïtharak Dim 17 Sep - 21:48 | |
| La renaissance"A la guerre! A la guerre! Dans le froid et la mort! Sus à Karak Ungor! Par le feu et le fer!
Nous avons tant marché, Nous avons tant souffert Sur les plateaux gelés, Sous les gouffres d'enfer. Nous avons enduré Des souffrances sans nombre, Nous avons traversé Les ténèbres emplies d'ombres.
A la guerre! A la guerre! Dans les pleurs et la boue! Tinuviel est à nous! Par le feu et le fer!
Terribles étendues, Profonds bosquets de l'Ouest Où le silence tue Plus vite que la peste. Mystérieuses régions, Dédale de hauts pins, De leur lente ascension Meurtrière est la fin.
A la guerre! A la guerre! Semons sang et détresse! En Lyoness! En Lyoness! Par le feu et le fer !
L'Ouest est riant et beau Et ses bras sont tendus Mon ami, sur ton dos Tu chargeras ton dû. Saisissons ces richesses Qui s'offrent à nos épées, Que nos lames sans cesse Face à eux soient tirées!
À la guerre! À la guerre! Dans le froid et la mort! Sus à Karak Ungor! Par le feu et le fer!" Chant de marche des guerriers zauhuruk Il y a un peu plus d'un siècle, la domination du clan des Armés s'est imposée sur les tribus orques et gobelines du Zauhuruk-Hai et du Shir'kh'an. Fort de la puissance des vassaux payant tribut et des clans ainsi asservis, les Armés se lancèrent dans une grande offensive contre les habitants du Thurzimm. Le clan des Oghor-Krimpu combattit avec acharnement, mais, après une décennie de résistance, fut finalement vaincu au même titre que les autres, et jura allégeance au nouveau chef des Zauhuruk, Zorbag (qui venait de prendre le pouvoir par un assassinat rondement mené dans le chaos de la bataille qui permit d'obtenir la reddition des Lieurs d'Ogres). C'est en commémoration de cette victoire sur les héritiers du héros Gurut'derl'Megrut que Zorbag fit poser dans son village natal la première pierre de Lugbûrz, la Tour Sombre. Pour la construction de ce monumental donjon d'obsidienne, des hordes innombrables d'esclaves périrent à la tâche... Les orcs racontent même, avec une fierté macabre, que, dès leur mort, le sang des maçons était mêlé au mortier pendant que les chamans récitaient des prières à Gharhazok pour lier les âmes des victimes à l'édifice. Selon les habitants du Kal Saïtharak, ces méthodes de construction "originales" en feraient un donjon indestructible... En tous cas, cette construction ne fut pas sans conséquences, car, en moins d'un siècle, Lugbûrz est devenue le centre d'une capitale régionale non négligeable. Après avoir vaincu les Lieurs d'Ogres, les Zauhuruk tournèrent leurs ambitions vers le Push'krra. Le nom de cette province du nord surtout peuplée de tribus gobelinoïdes, signifie dans la langue orque "[Le lieu] de ceux qui gobent les excréments"; les gobelins qui l'habitent s'appellent eux-mêmes les Gob'Merdh; ce serait d'ailleurs de là que vient l'origine du nom généralement donné à leur race, basé sur un composé de "gobe" et du mot "lin", qui dans un patois de l'est du Lyoness, sert à désigner des excréments... Les gobelins du Push'krra ne constituèrent qu'un obstacle symbolique pour les forces armées de vétérans désormais nombreuses de Zorbag. Les Zauhuruk s'attaquèrent immédiatement au Globugil'dug (le "Dépotoir des Fous qui provoquent la terreur"), province majoritairement habitée par des clans orcs renommés dans les montagnes pour la fureur sanguinaire qu'ils mettent à écharper leurs ennemis. Mais même les guerriers fauves du clan des Globugil (les "Fous qui provoquent la Terreur", où, plus simplement, les "Fous de Guerre"), malgré leur sauvagerie au combat, finirent, après près de cinq ans de lutte, par succomber au clan orc montant, et leur bannière fut la dernière que Zorbag jeta au pied de son trône. Devant ce nouveau danger, plusieurs clans des Montagnes Sombres, et notamment les deux puissants clans du sud, les Ghûl - qui dominaient désormais le Gharhazok'ronk - et les Gimbul, s'allièrent pour résister aux ambitions conquérantes des Zauhuruk. La guerre entre orcs et autres humanoïdes bestiaux fit rage de plus belle dans les montagnes... Pendant plus d'un demi-siècle, les haches, les épées et les fléaux s'entrechoquèrent dans les sommets abrupts et les profondes ravines, sans qu'un camp ou l'autre ne parvienne à l'emporter. Puis, il y a trente ans, en 519 ap. C.E. (après la Chute de l'Empire), Uglûk, Celui par lequel Tous sont Terrifiés, prit la tête des Zauhuruk, tuant son prédécesseur dans un duel particulièrement sanguinaire devant le clan et ses vassaux désormais nombreux... Le corps du précédent chef n'était pas encore froid, et Uglûk, couvert de sang, monta au sommet de la Tour Sombre, alors presque achevée. Il y posa la dernière pierre de l'édifice, et l'y fit tenir avec son sang mêlé à celui de l'ennemi vaincu. Puis, levant devant tous sa main griffue écarlate qui se détachait particulièrement devant le disque lunaire, Uglûk se proclama, devant tous, Durbag Kal Saïtharak-ishi, c'est-à-dire Roi de la Terre des Orcs à l'Epée... C'est ainsi que naquirent le royaume du Kal Saïtharak et ses couleurs, la griffe ensanglantée.  Uglûk se révéla un seigneur de la guerre compétent, même s'il n'en fut pas forcément de même en tant que roi. Il parvint à modifier le cours de ce conflit sans fin. Par des faits d'armes exceptionnels, tant par la stratégie employée que par la cruauté dont il fit preuve, Uglûk parvint à venir à bout des ennemis du Zauhuruk-Hai. Les terres des Ghûl, des Gimbul, du clan orc des Binâdburaz (les "Têtes rouges", maîtres de la région de Torne), et bien d'autres encore, rejoignirent la suzeraineté du Kal Saïtharak; la majorité des Montagnes Sombres lui paya tribut; les gnolls et les gobelours de Nordcapp, comme les gobelins terrés dans les nombreuses grottes du Fjord de Folda, furent exterminés jusqu'au dernier, au point de faire de ces régions de véritables déserts où nulle âme ne vivait. Les vaincus durent lui livrer la moitié de leurs mâles et femelles de moins de trente hivers... Les rares tribus qui refusèrent furent exterminées. Des prisonniers livrés, la moitié fut sacrifiée à Gharhazok, et leurs corps furent ensuite laissés à pourrir sur des pieux plantés tout au long des nouvelles frontières du Kal Saïtharak. Uglûk, Durbag Kal Saïtharak-ishiDurbag Uglûk mena d'autres campagnes victorieuses et sanguinaires, contre les nains de Karak Ungor qu'il repoussa jusqu'au sud du Pic de Sang, contre les Hrukkul qu'il contraignit à lui prêter allégeance, ou encore contre les humains de Lyoness dont ses guerriers pillèrent tant et plus les richesses. Mais il se consacrait essentiellement à la guerre, et négligeait grandement la surveillance des territoires qui passaient sous sa souveraineté... A ceux qui avaient été ses alliés, pour s'assurer leur coopération, il accordait des faveurs qui leur permettaient de s'affranchir peu à peu de son autorité... Stratégie peu payante lorsqu'on règne sur des créatures aussi impulsives et indépendantes que des orcs... Une série de sécessions, de révoltes et de rébellions s'enchaîna dans les provinces les plus récemment conquises par les Zauhuruk, marquant la fin de son règne, alors que les complots se multipliaient parmi les dirigeants du clan des Armés, ou ses vassaux. La manière dont Khirnoz Grifdefer, un des guerriers les plus en vue du clan, mit fin au règne d'Uglûk marqua particulièrement les esprits du Kal Saïtharak - plus encore que la propre accession de Celui par lequel Tous sont Terrifiés au pouvoir. Je peux aisément en témoigner, puisqu'elle eut lieu il y a sept ans, lors de mon odyssée dans le royaume orc, et que j'y assistais. Le duel - ou plutôt devrais-je dire la boucherie, car le jeune Uruk avait rapidement pris le dessus sur Uglûk - dura toute une journée. Avant que le Durbag Kal Saïtharak-ishi ne meure, il perdit successivement ses membres, ses oreilles, ses yeux et d'autres parties que je ne détaillerai pas ici tant le souvenir de l'horrible spectacle me retourne encore l'estomac... Khirnoz lui arracha mêmes certaines de ces parties avec ses crocs acérés... Après cela, le nouveau roi, qui avait visiblement bien préparé son couronnement, fit prêter serment à tous les habitants de Lugbûrz, faisant exécuter de manières variées, mais toujours très "exotiques", ceux qui n'y mettaient pas l'entrain attendu. Si la cruauté de Khirnoz Grifdefer ne semble en rien inférieure à celle de son prédécesseur, il a adopté un gouvernement bien différent. Après son accession au pouvoir, il a affermi, par la peur et la contrainte, mais aussi la récompense de ceux qui lui montraient la plus grande loyauté, son pouvoir sur le centre du Kal Saïtharak. Quant aux campagnes à l'extérieur de ses frontières, ou dans les régions rebellées les plus lointaines, il les a abandonnées... Ainsi, le Kal Saïtharak s'est immédiatement trouvé restreint aux frontières qu'on lui connaît aujourd'hui, mais, dans ces frontières, le pouvoir du Durbag est extrêmement autoritaire... Et c'est dans cette situation que se trouvait le royaume orc lorsque je l'ai quitté. |
|  | | Khirnoz du Kal Saïtharak

Nombre de messages: 331 Localisation: Le Kal Saïtharak Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Re: Le royaume orc du Kal Saïtharak Dim 17 Sep - 21:49 | |
| Le milieu Le relief du Kal SaïtharakIl est aussi diversifié que le sont les orcs qui le peuplent. Situé sur les contreforts de la muraille infranchissable que constituent les Montagnes Sombres, le royaume est essentiellement escarpé, et les collines des provinces méridionales laissent rapidement la place à des sommets abrupts. Si les hauteurs n'y atteignent que rarement celles des pics orientaux des Montagnes Sombres, le Thurzimm, très haut plateau, permet d'embrasser du regard, non seulement l'ensemble du Kal Saïtharak, mais aussi les royaumes de Tinuviel et Lyoness à l'ouest. Au contraire, si le voyageur avance vers l'occident, il voit le relief s'aplanir aussi brusquement qu'il se boise. Très vite, il est entouré d'une multitude de pins et autres épineux, qui laissent peu à peu place à des hêtres et chênes centenaires. Le climat du Kal SaïtharakDans la grande moitié orientale du Kal Saïtharak, le climat est à peine moins dur que sur les sommets des Montagnes Sombres, et, si la région se voit généralement épargner les violents orages qui les ravagent, l'hiver y est, surtout sur les hauteurs (et notamment le plateau du Thurzimm, réputé pour sa bise terrible), aussi rude. Les vents du nord y rendent les hivers longs, secs et glaciaux. Quant aux étés, ils y sont doux, mais si secs et si courts que la fraîcheur n'en est qu'un maigre réconfort pour celui qui n'est pas familier des rigueurs du Kal Saïtharak. D'ailleurs, un officier à l'ironie un peu mordante écrivit, lors de la retraite opérée devant l'armée de Gurut'derl'Megrut, qu'il faudrait récompenser les orcs d'avoir enfin donné à l'Empire du Milieu une bonne raison de quitter "ces terres désolées et invivables auxquelles s'attachaient les fonctionnaires impériaux alors qu'elles étaient tout juste bonnes à l'élevage des géants du froid et à la plantation de blocs de glace"... Au contraire, le Gharhazok'ronk et le Hrukk-Hai profitent d'un climat assez clément, adouci par les vents du sud et, peut-être pour les terres des Hrukkul, par l'influence de cette magie elfique qui vaudrait à Tinuviel son climat agréable... Dans ces régions, les hivers sont bien plus doux et humides, et permettent à la végétation de prospérer. Les orcs y ont même développé une agriculture sommaire. Les créatures La faune du Kal SaïtharakMalgré les conditions climatiques difficiles, les régions escarpées du royaume orc sont giboyeuses. Les nombreuses espèces animales des Montagnes Sombres y sont aussi bien représentées qu'elles le sont à l'est de la frontière, et on y trouve bien entendu, des yétis, des lions des montagnes, des loups, des yacks et autres animaux communs de ces contrées froides et accidentées. Les orcs affirment - mais je n'ai pas pris le risque de le vérifier - que les grottes et les cavernes des montagnes abritent de bien plus sombres et déplaisantes créatures. Les espèces aviaires et autres prédateurs volants y sont aussi très répandus, de même que les divers reptiles que l'on trouve dans l'ensemble des Montagnes Sombres. Rocs, griffons ou wyvernes hantent les cieux du Kal Saïtharak. Il est à noter que les hippogriffes y sont mêmes plus répandus que dans les autres régions montagneuses, et ce, surtout dans le Globugil'dug, où ils prolifèrent littéralement. L'hippogriffe, prédateur volant très répandu dans le nord-est du Kal SaïtharakLes orcs exploitent d'ailleurs au mieux de leurs possibilités les ressources fournies par ces créatures volantes, et l'omelette dite "épicée" serait un plat très apprécié, même si la récupération des oeufs de harpie (son ingrédient principal) est une activité périlleuse, et si le plat est relativement lourd à digérer... Oeufs de harpie ayant dépassé la date de péremptionUn autre fait qui mérite d'être cité est la présence en nombre conséquent, dans les collines du sud du royaume, de meutes de worgs, ces loups aussi grands que de lourds destriers, à la ruse et à la cruauté hors du commun pour des animaux. Il est mauvais signe d'entendre le terrible hurlement assourdissant de ces créatures, car il signifie généralement que votre existence est destinée à connaître une conclusion prématurée et douloureuse au fond des estomacs de la meute. Worgs en chasseLa zone abondamment irriguée du sud-ouest du Kal Saïtharak constitue un véritable sanctuaire de la vie sauvage, avec des espèces uniques en leur genre qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Le grickhen en est peut-être l'exemple le plus représentatif. Si certaines archives antiques font mention de légendes évoquant une créature correspondant à sa description dans les paluds de Dankmaar, aucun spécimen n'a été aperçu de mémoire d'homme, et cet imposant prédateur aux tentacules puissants n'est définitivement présent sur le continent que dans les régions les plus humides du Gharhazok'ronk. Le grickhen est un prédateur d'affût dans les griffes (enfin, tentacules) duquel il ne vaut mieux pas tomber. Dissimulé dans les étendues d'eau stagnante, ses membres jaillissent pour saisir ses proies qu'il porte ensuite à son immense gueule garnie de plusieurs rangées de crocs. Le grickhen, curiosité zoologique du Gharhazok'ronkLes zones montagneuses du royaume orc ne sont pas dépourvues de leur faune propre, et l'ankheg, immense prédateur insectoïde fouisseur en est un excellent exemple. L'érudit gobelin Vash'shruzzha m'a fait part d'une intéressante théorie selon laquelle cet animal était, il y a plusieurs siècles, encore répandu dans toutes les Montagnes Sombres. Mais, selon lui, un brusque refroidissement aurait contraint l'espèce à abandonner les plus hauts sommets. Il est au-delà de mes compétences de confirmer ou d'infirmer cette thèse, et je laisserai mes lecteurs se faire leur propre opinion. L'ankheg, fierté locale du Zauhuruk-HaiMais les montagnes du Kal Saïtharak ne sont pas hantées uniquement par des prédateurs monstrueux ne vivant que pour dévorer les voyageurs croisant leur route. Un ovin, dans l'élevage duquel les orcs excellent, est aussi très répandu, surtout dans le nord-est. Il s'agit du brixashult, sorte de chèvre massive (elle atteint le poids d'un boeuf) à poils laineux très douée pour l'escalade. Les habitants du Kal Saïtharak l'utilisent fréquemment comme animal de monte ou de bât. Ils fabriquent aussi à partir de la fermentation de son lait un alcool très fort, qui aurait, selon eux, la particularité d'aiguiser les appétits sexuels (mais l'occasion ne s'est pas présentée pour moi de vérifier la véracité de cette assertion). Les sujets du royaume orc affectionnent aussi particulièrement un plat relevé, cuisiné à base d'intestin de brixashult farci avec ses abats, le hakkhez. Les habitants du Kal SaïtharakComme dans le reste des Montagnes Sombres, la population humanoïde est diverse. Bien entendu, les Uruk Haï sont de loin majoritaires, et, surtout, la société stratifiée qu'ils ont développée fait d'eux les maîtres absolus du Kal Saïtharak. Les caractères physiques des orcs sont généralement bien connus, au moins de manière livresque. Ce sont des humanoïdes massifs, dont la taille moyenne est de six pieds de haut, mais certains atteignent jusqu'à huit pieds. Leur posture généralement voûtée les fait souvent sembler un peu plus petits, mais il serait bien stupide de s'y tromper. Ces êtres puissants pourraient briser un crâne entre les battoirs qui leur servent de mains. Bien que leur aspect puisse autant varier que celui des humains, certains traits sont universels. La majorité a une peau grisâtre ou brune, parfois teintée de vert. Leur front est bas et très incliné. Ils ont un visage porcin dans lequel luisent des yeux généralement rouges, souvent marqués d'une expression haineuse. Les Uruks sont dotés de mâchoires imposantes dont jaillissent des canines hypertrophiées semblables à des défenses de sanglier. Au groin qui orne le museau de la majorité d'entre eux est parfois substitué une sorte de nez épaté; l'explication en est sans doute un héritage humain ou gobelinoïde plus ou moins ancien. Leurs oreilles sont similaires a celles d'un loup. La pilosité très développée des orcs est rêche et généralement foncée.  Ils portent fréquemment des habits grossiers aux couleurs que la plupart des autres peuples évitent, et des bouts de tissus rouge sang ou encore jaune moutarde "agrémentent" souvent leurs peaux de bêtes mal tannées. Les Uruks sont souvent chaussés de grosses chaussures ferrées dont ils semblent apprécier le bruit qu'elles font en martelant le sol. Mais les orcs ne sont pas les seuls à hanter les montagnes du Kal Saïtharak, et les tunnels qui courent sous les montagnes pullulent de kobolds ainsi que de nombreux gobelinoïdes, et principalement de gobelins, ces petits (moins de quatre pieds de haut, des orteils à la pointe des oreilles) humanoïdes rusés et sournois au visage plat, au nez épaté, et aux oreilles pointues. Leur large bouche s'orne de petites dents acérées. Leurs yeux, qui semblent dénués d'intelligence (et par lesquels il ne faut pas se laisser abuser tant ces créatures débordent de malice), vont du rouge au jaune. Les gobelins se tiennent en station verticale, mais leurs longs bras simiesques pendent presque jusqu'à leurs genoux. La couleur de leur peau va du jaune au rouge sombre, en passant par tous les tons orangés. Des teintes verdâtres ne sont pas rares.  Les gobelins aiment profiter de leur discrétion naturelle - et on ne leur reprochera guère, étant donné leur position sociale plutôt difficile à vivre au Kal Saïtharak -, et ils portent généralement des vêtements de cuir sombre, étant plutôt attirés par les teintes ternes. Les régions du royaume orc où ils sont les plus nombreux sont celles du nord, et ils représentent même la population majoritaire - bien qu'asservie - dans le Push'krra et le Shir'kh'an. Mêmes s'ils sont en bien moins grand nombre que ces races majoritaires, d'autres humanoïdes peuplent le Kal Saïtharak. Les grands gnolls à tête de hyène habitent plusieurs villages de huttes puantes, surtout dans le nord du royaume. Il est à noter que leurs tribus font partie des rares groupes ethniques non orcs traités avec un statut plus proche de l'allié que de celui d'esclave. Des cavernes étendues, surtout dans les zones montagneuses de l'est, abritent de petites communautés d'ogres, de trolls ou encore parfois d'ettins, pour la capture desquels les orcs mènent souvent des expéditions aléatoires et dangereuses. Un ettin, unité militaire de choc très recherchée en Kal SaïtharakD'ailleurs, les quelques ogres mages qu'on rencontre dans le royaume orc parviennent aisément à se faire recruter à prix d'or par les chefs de clans locaux, toujours très désireux de s'allouer les services d'êtres puissants à la morale peu regardante. Quelques tribus de géants des collines, du froid, ou encore de cyclopes, sont dispersées à travers le Kal Saïtharak, et surtout le Thurzimm. Elles forment la seule constituante ethnique encore non assujettie par le pouvoir royal, mais celui-ci - surtout depuis l'arrivée de Khirnoz Grifdefer au pouvoir - y travaille assidûment... Et le résultat en est souvent un choc des cultures relativement brutal. D'autres races non originaires de la région sont aussi présentes, notamment des nains, et surtout des humains. L'esclavage, dont les clans du Kal Saïtharak sont de fervents partisans, a été à l'origine d'importants mouvements de population. Fait notable, quelques membres de notre race y sont présents tout en conservant leur liberté. Il semble que leur utilité se soit révélée telle que les orcs les tolèrent sans les enchaîner. C'est en grande partie du fait de ces cas particuliers que j'ai pu mener ma longue enquête sur le Kal Saïtharak. |
|  | | Khirnoz du Kal Saïtharak

Nombre de messages: 331 Localisation: Le Kal Saïtharak Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Re: Le royaume orc du Kal Saïtharak Dim 17 Sep - 21:53 | |
| L'organisation sociale La société du Kal Saïtharak"Les Ch'ron-P'thok prétendent honnir les Ténèbres, auxquelles ils donnent le nom de Mal. En réalité, ils craignent ce que leurs facultés limitées leur interdisent de comprendre. Sous la tutelle de Grummsh puis Gharhazok, les Uruk Haï ont appris à connaître le Mal, puis à l'étreindre.
Car le Mal, comme le Chaos, est une des forces fondamentales de la Création, se manifestant à la fois dans les immensités infinies de l'Univers, et au coeur d'une âme singulière. Le Chaos propose à l'individu un univers entier de possibilités et de ressources nouvelles. Le Mal engendre, pour sa part, la force et la volonté. C'est à travers lui que les individus acquièrent l'ambition qui les pousse à aspirer à la richesse et au pouvoir. Le Mal leur permet de tuer, de voler, de tromper et de dominer les autres. Il leur permet de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour améliorer leur condition, et cela sans jamais se laisser entraver par le moindre remords sur le chemin ardu menant à l'excellence.
Le Mal est ainsi à l'origine de l'existence des civilisations et de tous les exploits que leurs héros ont pu accomplir. Sans lui, les peuples du monde vivraient comme des animaux.
Il est stupéfiant de constater qu'un aussi grand nombre de races, aveuglées par des religions ou philosophies mensongères, ait perdu de vue cette vérité évidente. Voilà bien la preuve irréfutable de l'infériorité inhérente à ces êtres misérables. Par contraste, le Peuple des Ténèbres a fondé sa société sur le Mal, et c'est là un des éléments supérieurs qui lui sert à s'exalter au-dessus de toutes les autres races.Extrait d'Essai sur la nature du Mal, par Khent'Hell Ba-Henrê, philosophe orc du clan Men'zhob. Les orcs sont connus comme étant des humanoïdes brutaux et agressifs, toujours à la recherche de nouveaux territoires à mettre à sac, qui vivent généralement de pillage et de maraudage, et ont les nains et les elfes pour ennemis héréditaires (de même, d'ailleurs, qu'un peu toutes les autres races). Ils seraient organisés en une société tribale basée sur la loi du plus fort. Tout cela est vrai, mais c'est une vision parcellaire, qui s'explique assez facilement par le fait que le peuple du Kal Saïtharak n'a jamais été un fervent adepte de l'utilisation de l'écriture. D'ailleurs, la population est majoritairement analphabète, et les écrits y sont si rares que le Peuple des Ténèbres n'a jamais développé son propre alphabet; il utilise généralement les runes naines (plus appropriées à l'inscription de quelques runes dans la pierre qu'à la rédaction de longs manuscrits sur le parchemin). Contrairement aux quelques sources dont nous disposons, mon odyssée au Kal Saïtharak m'a permis de découvrir que leur société est bien plus complexe que nous l'imaginions. L'organisation sociale tourne autour du chef de famille, qui est toujours un mâle. La société orque est régie par un patriarcat autoritaire, et les femelles - considérées comme des êtres inférieurs, à peine plus haut, dans l'échelle de valeur uruk hai, que les "Ch'ron-P'thok", les représentants des autres races - n'ont pas la moindre parcelle de pouvoir, même si, en général, elles ne sont pas "plus maltraitées que nécessaire" pour autant. Elles sont utiles, notamment pour la perpétuation et la multiplication de la race, mais restent des servantes soumises dont le rôle et la nature sont d'obéir aveuglément aux mâles. D'ailleurs, la mort d'une d'entre elles est généralement considérée avec une indifférence assez similaire à celle qui accompagnerait la perte d'une bonne laitière brixashult. Les principales valeurs constitutives de la société orque, celles qui motivent tous les actes d'un orc, sont les notions d'honneur et de respect. Cela peut sembler surprenant pour un observateur humain, nain, ou encore elfe, mais les Uruk Haï interprètent ces deux mots d'une manière totalement différente de celle des autres races. Pour eux, l'honneur d'un individu et le respect qu'il suscite, sont reflétés par sa force, la domination qu'il exerce sur autrui, et éventuellement sa mort - du moins, la manière dont il meurt. Un orc travaillera ainsi toute sa vie (fréquemment courte) à devenir plus puissant, et escalader les échelons de sa société. Ce qui conduit donc la vie des Uruks à être une quête éternelle du pouvoir et d'un meilleur statut. Ce faisant, un orc prouvera qu'il est digne de sa place auprès de Gharhazok dans l'après-vie. Au combat ou dans la vie courante (mais le Peuple des Ténèbres semble parfois avoir quelques difficultés à différencier les deux), l'honneur s'acquiert par la victoire. Elle seule importe, et la reddition n'est pas une option possible. Elle constitue la pire honte qui puisse frapper un Uruk. Ce culte de la force et de la victoire rend l'échec inacceptable et justifie l'usage de tous les moyens pour l'atteindre, même de ceux que les autres races considéreraient comme les plus abjects. La fin justifie les moyens. Ce dicton répandu aussi parmi les nôtres est une des bases mêmes de la société du Kal Saïtharak, et les orcs lui donnent un sens si extrême, si littéral, que l'idée de le prononcer à nouveau, si vous connaissiez aussi bien que moi le Kal Saïtharak, vous ferait frémir, voire vomir... Si les guerres claniques - qui ont certes connu une réduction sensible de leur fréquence depuis l'imposition du pouvoir royal ces dernières années - ont le plus souvent pour origine des rivalités territoriales ou la recherche d'un butin, elles peuvent plus simplement tirer leurs causes dans la volonté des opposants de se mesurer et de faire naître chez leur adversaire ce fameux respect. Cette particularité rend des tentatives d'intimidation menées contre des orcs d'autant plus aléatoires, car elles pourraient fort avoir des conséquences inverses à l'effet recherché. Cependant, il faut préciser que, bien qu'il ne soit fréquent de voir des questions se régler par des batailles sanglantes, des assassinats, des défis mortels (surtout pour les choses importantes comme le commandement d'un clan, ou un territoire giboyeux revendiqué par deux tribus), tous les différents ne se concluent pas par l'élimination du rival. L'intimidation (plus efficace si on l'appuie de deux bonnes baffes) résout fréquemment les problèmes mineurs, voire un combat non mortel lorsqu'elle n'y parvient pas. Dans ce dernier cas, les conditions de victoire sont généralement des plus simples - le premier à toucher le sol avec autre chose que ses pieds a perdu -, et les règles encore plus - il n'y en a pas. Une telle société, dominée par la quête de l'honneur (en quelque sorte de la puissance) et du respect (qu'on pourrait aussi assimiler au meilleur statut social possible) obéit forcément à un système de castes rigides, dans lequel la plus grande récompense est d'atteindre les sommets (c'est-à-dire Ancien du clan, voire chef), et de bénéficier des nombreux avantages inhérents que sont les richesses, le confort, les femelles, et surtout le respect ensuite témoigné par tous. Accéder aux sommets du pouvoir octroie des conforts non négligeables...A l'autre bout de l'échelle sociale, ceux qui sont au plus bas, ont beau être supérieurs aux esclaves, ils ne sont guère mieux considérés... Or, les orcs font peu de cas de leurs esclaves, qui sont le plus souvent des gobelinoïdes ou des humains - en tous cas, des Ch'ron-P'thok. Il n'est donc pas surprenant que les clans uruks soient le théâtre de luttes d'influence permanentes et acharnées, même si le Peuple des Ténèbres a un comportement loyal envers le dirigeant en place (envers le poste, non envers l'individu, qui peut changer du jour au lendemain suite à un duel ou un complot) tant qu'il se fait respecter par une démonstration permanente de sa force et son pouvoir. Ainsi, un orc intelligent servira ouvertement le chef de son clan ou le commandant de son régiment, tant que cela va dans le sens de ses propres intérêts, et surtout s'il bénéficie lui-même d'un rang social élevé et du respect qu'il confère. Mais il saisira toute opportunité d'améliorer sa position personnelle, défiant ou assassinant son supérieur si cela peut lui rapporter davantage. Un dirigeant doit sans cesse prouver qu'il est digne de garder cette position: Un chef que l'on peut renverser n'a fait que se révéler faible, et le chef du coup de force sera reconnu par tous comme d'une plus grande valeur, et suivi jusqu'à ce qu'un autre complot l'abatte à son tour... Il est à noter que, si les orcs n'ont que mépris pour les races qu'ils jugent inférieures, cette "méritocratie" un peu particulière sur laquelle est entièrement fondée leur société fait qu'il n'est pas tout à fait impossible à un gobelinoïde de grimper dans l'échelle sociale, même si cela reste exceptionnel... Nozbok, le "plus gran trokeur du mond" en est l'exemple même (ou le contre-exemple). D'ailleurs, nombre de ces particularités de la société orque sont partagées par les tribus gobelinoïdes ou gnolles du Kal Saïtharak. Je ne m'avancerai pas dans des hypothèses sur les diverses influences et les origines ethniques de ces modes de vie, car les éléments dont je dispose sont trop peu importants. Parmi les coutumes remarquables de la société orque partagées par la grande majorité des clans, il en est une qui a particulièrement attiré mon attention. C'est l'importance qu'ils donnent à l'hospitalité. Dès le moment où un orc reçoit dans sa hutte (ou son village, lorsqu'il s'agit d'un chef) un de ses congénères, et qu'il lui offre sous son toit une poignée de sel et une chope de l'alcool de lait de brixashult, il se doit de lui fournir, si celui-ci le souhaite, le vivre et le couvert, ainsi qu'un toit pour deux jours et deux nuits. Nul mal quel qu'il soit (et même si cela servirait normalement les intérêts de son hôte), ne doit être fait à son invité, car celui-ci est sous sa protection, et celui qui a offert l'Hospitalité Sacrée en serait irrémédiablement déshonoré, perdant ainsi tout respect. Et, même, l'hôte se doit d'escorter et de protéger son invité jusqu'à sa destination, quelle qu'elle soit. L'escorte doit être à la mesure de ses moyens, mais plus elle est importante, et plus l'honneur, pour l'hôte comme pour l'invité, est grand. J'ai pu remarquer qu'aucun orc, quel qu'il fut, ne dérogeait à cette coutume, ce qui, dans une société aussi violente et traîtresse que la leur, reste un fait particulièrement remarquable... |
|  | | Khirnoz du Kal Saïtharak

Nombre de messages: 331 Localisation: Le Kal Saïtharak Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Re: Le royaume orc du Kal Saïtharak Dim 17 Sep - 21:54 | |
| Le système politique du Kal Saïtharak"A mort la lumière, la niaiserie, l'amour! Maudites soient la lune et les étoiles là-haut! Que les Ténèbres Eternelles, Qui attendent dehors dans le froid, Noient les elfes, les nains, les hommes, et le soleil ! Que tout commence dans la haine Et que tout finisse dans les Ténèbres, Dans les hurlements de Khaos l'Infini! Car notre roi sera le nouvel Empereur des Ténèbres!" Serment d'ouverture du Conseil des Clans La société orque et ses valeurs interdirent, longtemps, toute possibilité d'union des clans des Montagnes Sombres, les chefs préférant tout mettre en oeuvre pour "susciter le respect" de leurs voisins, plutôt que de s'allier à eux. Et, à la tête de ces clans, le choix des chefs se faisait selon des méthodes ancestrales, ne variant pas beaucoup de celles qui définissent les autres échelons de respect qu'un orc peut acquérir, à la différence que, pour ces sommets de la société orque, les duels (ou les investitures, dans les cas où aucun duel formel n'avait lieu) étaient étroitement encadrés par les chamans et ritualisés.  Cette codification qui rend la légitimité des chefs en partie dépendante des chamans, fait partie des moyens de modérer les pouvoirs, sinon illimités, des chefs de clan - et le goût pour la domination (ou, comme dirait un orc, pour "inspirer le plus de respect possible") est un trait de caractère si développé parmi les Uruks que ce genre de contre-pouvoirs est une nécessité pour la survie des sociétés orques. Le Conseil des Anciens, une institution qu'on retrouve dans presque tous les clans orcs des Montagnes Sombres, représente un autre de ces contre-pouvoirs qui se sont naturellement mis en place. Il est constitué des membres les plus respectés de la tribu (qui ne sont pas forcément les plus vieux), et, pour toute décision importante, le chef se doit de les consulter. Le pouvoir d'un Conseil des Anciens varie d'une tribu à l'autre, selon un constant rapport de force entre le chef et lui, et pouvant aller d'un rôle symbolique à un véritable pouvoir décisionnel. On notera la cas particulier du clan des Ghûl: Son Conseil des Anciens est exclusivement composé de chamans de Gharhazok (parmi lesquels on trouve beaucoup de Dévoreurs de Sang), et, de mémoire d'orc, ils ont toujours exercé un pouvoir quasi absolu sur les Serviteurs Dévoués, le chef du clan ne faisant qu'exécuter leurs décisions. Les choses ont un peu évolué depuis la montée en puissance des Zauhuruk. Les multiples clans qui s'affrontaient régulièrement forment aujourd'hui un ensemble plus structuré obéissant au chef du clan des Armés, puis au roi. Si le mode de succession antique (remontant, selon les orcs, aux premiers Durbagulûk Bûrzum-ishi mortels) des chefs de clans perdure, et s'est même étendu à celui du Durbag Kal Saïtharak-ishi, des institutions sinon oubliées, qui avaient au moins perdu leur sens, retrouvent de la vigueur. Le Conseil des Clans, institution qui aurait été créée par Grummsh lui-même, mais aurait progressivement perdu tout poids au cours de la Longue Chute, et aurait proprement disparu avec la destruction de Daghâsh, fut réinstauré sous le règne d'Uglûk. Il comprend un membre du Conseil des Anciens de chaque clan du Kal Saïtharak, et, du fait du poids important du clergé de Gharhazok au Kal Saïtharak, nombre de clans ont pour représentant un chaman. Les six clans majeurs du royaume - les Zauhuruk, les Oghor-Krimpu, les Gimbul, les Ghûl, les Globugil et les Hrukkul - ont chacun un siège d'honneur, et, dans les faits, ils sont les seuls à avoir un réel pouvoir dans cette assemblée. Il existe deux autres sièges d'honneur, occupés respectivement par le Ahashi'Zhaï-Yeenoghu (le "Premier Fils de Yeenoghu"), qui parle au nom de tous les clans et tribus gnolls du Kal Saïtharak, et le Bûbhosh Push'krra (le "Grand gobelin), que désignent l'ensemble des gobelinoïdes (mais aussi de toutes les autres créatures telles que kobolds, ogres...) du royaume pour les représenter. De même que l'étendue des pouvoirs du Conseil des Anciens d'une tribu dépend d'un rapport de force, le pouvoir de l'assemblée clanique dépend beaucoup du pouvoir réel du souverain. Lorsque Uglûk a fait renaître cette institution, c'est parce qu'il ne souhaitait pas être entravé dans ses guerres par des velléités de révolte des tribus passées sous sa domination. Il lui accorda de nombreux pouvoirs, espérant satisfaire le besoin de respect de tous ses vassaux. Uglûk n'agissait qu'avec l'accord de l'assemblée clanique pour les affaires intérieures au royaume, et c'est en grande partie ce qui sapa son pouvoir. Depuis le début de son règne, Khirnoz a tempêté contre l'inefficacité du Conseil des Anciens ou tous luttent pour leurs intérêts propres, et où aucune décision n'est prise (et ces critiques, quelles qu'aient été les intentions du roi orc, n'étaient pas forcément fausses). Très vite, il est parvenu à ne plus accorder qu'un rôle consultatif au Conseil. Appliquant - semble-t-il à merveille - l'adage "Mieux diviser pour mieux régner", le nouveau Durbag Kal Saïtharak-ishi semble être parvenu à entretenir les rivalités entre les clans, et leurs représentants dans l'assemblée clanique. Une autre évolution récente importante de l'organisation politique du Kal Saïtharak concerne, à mon sens, la langue qui y est parlée. Les humanoïdes y parlaient, au moins depuis des siècles, des dialectes tribaux si différents que même les Uruks de clans différents ne parvenaient guère à se comprendre entre eux. Uglûk, puis Khirnoz, tentent d'imposer une réforme, imposant la langue des Zauhuruk à l'ensemble des clans humanoïdes du royaume. Ce n'est pour l'instant pas vraiment un succès, mais qui sauraient dire ce que cela donnera dans l'avenir. Enfin, lorsque j'ai quitté le royaume orc, j'ai entendu parler d'une notion révolutionnaire (en tous cas, révolutionnaire pour les habitants du Kal Saïtharak) qui s'y développait, avec le soutien du clergé de Gharhazok. On commence, notamment dans les sphères proches du pouvoir, à évoquer l'idée d'une transmission héréditaire du trône de Durbag... Affaire à suivre... L'organisation militaire du Kal SaïtharakLe domaine militaire est celui dans lequel il m'a été le plus difficile de mener mes investigations. J'ai même failli, ce faisant, susciter bien maladroitement la colère de quelques Uruks qui n'étaient pas loin de m'éventrer. Malgré cela, je ne manquerai pas d'évoquer ce sujet sensible. Les orcs sont reconnus comme étant la plus martiale et la plus dangereuse de toutes les races pensantes du continent (les ogres, et autres géants ne pouvant guère faire partie de ce classement étant donné leur démographie anecdotique et leur absence totale d'organisation). Ils utilisent efficacement des types d'armes très divers, et, d'ailleurs, il est rares de rencontrer des unités portant un équipement homogène. Ils sont très adroits avec une lance, et j'ai pu croiser plusieurs groupes d'Uruks tous armés de piques. Heureusement pour leurs voisins, le manque cruel d'organisation et de discipline des hordes orques réduit grandement leur force de frappe, tout comme la qualité généralement déplorable de leur équipement. Il conviendrait malgré tout de s'inquiéter si les réformes mises en place depuis la naissance du Kal Saïtharak portaient leurs fruits. Car il semble qu'Uglûk, puis Khirnoz après lui, essaient, avec des résultats pour le moment encore mitigés, d'organiser les farouches guerriers orcs en véritable armée conventionnelle. Mais, aujourd'hui, on peut espérer que le goût de l'indépendance inné de ces créatures fasse perdurer le caractère aléatoire de mener plusieurs tribus différentes au combat. La longue marche de l'armée de la Tribu des Clans Unifiés reste selon moi un fait isolé. Il n'en reste pas moins que l'ardeur au combat des orcs, et notamment de ceux du clan des Fous de Guerres, ou Globugil, reste un véritable fléau pour leurs opposants, presque autant que la force physique dont sont dotées ces créatures massives, ou encore que les autres dangereux humanoïdes qui combattent parfois dans leurs rangs (gnolls, ogres, trolls…). Un Fou de Guerre du Globugil'dugDe plus, l'absence d'une cavalerie réellement efficace dans les rangs des forces armées orques n'est malheureusement pas un élément suffisant pour pouvoir estimer encore les débander aisément. La Bataille des Rois l'a bien démontré. D'ailleurs, j'ai entendu que des orcs montant des worgs dressés existeraient, et il s'agit là d'une cavalerie bien moins risible que les gobelins à califourchon sur leurs loups... Le commerce au Kal SaïtharakIl n'a bien entendu rien à voir avec le commerce de nos plaines, et le pillage et la mise à sac restent les principales ressources du royaume orc. Cependant, il ne faudrait pas négliger les nombreux "trouza'trok" éparpillés de par le Kal Saïtharak, surtout depuis que le gobelin Nozbok s'est lancé dans les affaires. Son ambition et ses aspirations à être respecté inversement proportionnelles à sa petite taille l'ont conduit à utiliser les quelques ressources du royaume avec une intelligence hors du commun. Parmi ces ressources, on trouve notamment la main d'oeuvre servile. L'esclavage reste la première activité économique du Kal Saïtharak, et le royaume dans son ensemble bénéficie de cheptels entretenus par un élevage rationalisé et extrêmement efficace.  La politique d'élevage inclut aussi de nombreuses campagnes de capture dont le but est, d'après les termes des esclavagistes locaux, "d'apporter un peu de sang neuf à une marchandise qui s'épuise vite si on les faits s'accoupler tous dans une même portée". La capture est d'ailleurs une activité dans laquelle les hybrides - notamment les demi-hommes, autrement particulièrement méprisés - peuvent trouver leur voie (à condition qu'il aient la chance - assez exceptionnelle - de ne pas être esclaves eux-mêmes), et accéder à une promotion sociale non négligeable. En effet, de par leur ascendance métissée, les hybrides sont considérés - à tort ou à raison - comme ayant une meilleure connaissance des sous êtres auxquels ils sont apparentés, et sauraient donc mieux en capturer (sans les abîmer), mieux les dresser, ou pourraient se déplacer dans "leur milieu naturel" sans trop attirer leur attention.  D'autre part, les Montagnes Sombres dans leur ensemble sont riches en plusieurs minerais, notamment le fer, le charbon ou l'or, et si les mines autres que celles de Karak Ungor ont longtemps été abandonnées, les orcs, avec l'affermissement du pouvoir royal, ont peu à peu recommencé leur extraction. Bien entendu, ce travail ingrat est laissé à des esclaves. La petite taille des kobolds, par exemple, qui leur permet d'accéder à des filons dans de petites galeries, en fait une main d'oeuvre particulièrement appropriée (beaucoup plus que les enfants d'humains, bien moins résistants). Malgré cela, l'utilisation efficace de ces métaux fait encore défaut au Kal Saïtharak, l'art de la forge n'étant pas - et de loin - leur spécialité. Les armes, par exemple, sont d'une qualité médiocre, malgré la richesse du sous-sol du royaume. Enfin, les orcs peuvent visiblement faire preuve d'une nature très inventive lorsqu'ils s'en donnent les moyens. Ils ont développé un artisanat original, créant de nombreux appareils de torture très efficaces, à l'origine d'un trafic répandu dans tout le continent. De plus, l'utilisation des ressources naturelles zoologiques ou botaniques des montagnes n'est pas négligée. Je ne reviendrai pas plus longuement sur l'omelette dite "épicée" ou le hakkhes, mais l'on peut aussi citer, par exemple, les potions et baumes divers conçus à base de guano de harpie ou d'oiseau-roc. Si toutes ses productions manquent généralement d'esthétique (ou de goût, pour les potions, généralement quasiment imbuvables), elles n'en sont pas moins très efficaces. Il n'en reste pas moins qu'il est certaines denrées que le Peuple des Ténèbres doit importer, car il n'en fait pas une production satisfaisante. Et dans ce domaine, on peut notamment citer les armes, pour lesquelles les Uruks n'hésitent pas à fréquenter des négociants issus de ce qu'ils considèrent comme des sous races. Je ne tirerai pas de conclusion sur le cas particulier du clan des Gimbul (les "Trouveurs"), clan dominant le Gimbulronh-Hai (c'est-à-dire "la famille de ceux qui trouvent des armes") et sur l'armement d'excellente qualité dont ils disposent. Il s'agit, sans guère de doute possible d'armes sorties de forges naines. Mais je ne suis jamais parvenu à clairement déterminer si ces armes étaient un butin de guerre, ou si, malgré la haine ancestrale censée animer ces deux peuples montagnards, un trafic liait des nains de Karak Ungor et le clan des Trouveurs. En tous cas, il demeure une ambiguïté sur la manière dont les Trouveurs s'approvisionnent en armes. |
|  | | Khirnoz du Kal Saïtharak

Nombre de messages: 331 Localisation: Le Kal Saïtharak Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Re: Le royaume orc du Kal Saïtharak Dim 17 Sep - 21:56 | |
| Les croyances et la magie Le culte de Gharhazok"Au début, il n'y avait rien. Les Temps ont commencé Et les dieux ont affronté les dieux.
Qui est le meilleur? Qui est le plus grand? Qui est le plus puissant? Qui a vaincu tous les êtres inférieurs? Qui a laissé tous ses ennemis gisant dans la poussière? Qui règnera à nouveau sur le monde?
Le Premier Guerrier est le meilleur! Le Fils du Désordre est le plus grand! Le Père des Uruk Haï est le plus puissant! Le Fléau a vaincu tous les êtres inférieurs! Le Destructeur a laissé tous ses ennemis gisant dans la poussière! Gharhazok règnera à nouveau sur le monde!
Les autres combattirent, les autres perdirent! Gharhazok les vainquit! Les autres combattirent, les autres tombèrent! Gharahazok les mit bas! Les autres combattront, les autres mourront! Gharhazok les détruira!" Bénédiction d'avant bataille des Ghûl Le symbole du dieu des orcs Une main griffue de laquelle émanent des faisceaux de puissance. Le dogme édicté par Gharhazok Selon le Gharhazok'tscha (littéralement "les mots de Gharhazok", les commandements que leur dieu aurait livrés aux Uruks avant de quitter le Monde Physique), le monde serait le résultat de luttes entre des dieux primordiaux. Les orcs sont convaincus d'être sortis des bras d'un des dieux victorieux alors qu'il pétrissait les Ténèbres. Leurs croyances les incitent donc tout naturellement à se considérer comme des êtres supérieurs. Par le combat et les guerres, ils essaient de satisfaire et honorer leur dieu, ainsi que de gagner le respect des leurs, et s'ils perdent la vie au combat, ils sont convaincus qu'ils pourront ensuite combattre dans l'après-vie aux côtés de Gharhazok. Le dogme qu'édictent les chamans affirme que le Peuple des Ténèbres se fortifie par une compétition permanente qu'induit la quête d'honneur et de respect des orcs. La société élimine aussi ainsi ses éléments les plus faibles, qui pourraient pervertir sa culture et la faire sombrer dans la décadence et le laxisme communs aux autres peuples. Les Uruk Haï appellent cela le "tri de Gharhazok". La naissance de GharhazokDe la même manière qu'il a régné sur les orcs - c'est-à-dire, avec une poigne de fer -, il attend de ses enfants qu'ils soient implacables, imperméables à la niaiserie, la sensiblerie et autres faiblesses. Gharhazok est un dieu redoutable et brutal, dont la puissance se révèle dans sa force martiale. Et il attend de ses enfants qu'ils lui soient semblables, et s'épanouissent et s'affermissent dans la recherche continuelle de nouvelles guerres et de nouveaux territoires. Il existe deux manières différentes, dans la société orque du Kal Saïtharak, d'interpréter ses désirs, et définir ce qu'un Uruk doit se fixer comme objectifs pour plaire à Gharhazok. Les Nubin-Rakhizul considèrent que les "Ch'ron-P'thok", les représentants des autres races, devraient être exterminés. Après tout, ces êtres inférieurs avaient servi les ennemis de Gharhazok lors de la Grande Trahison, et ce sont eux qui ont provoqué le cataclysme qui a mené à l'exil du Destructeur. Il est normal que leurs descendants ne puissent pas être laissés tranquillement à poursuivre une vie paisible, et servent aux descendants de Gharhazok de cible dans leur recherche d'honneur. Les sous races peuvent, éventuellement, dans un premier temps, n’être "que" réduits en esclavage. Au premier rang des êtres devant être exterminés figurent bien entendu les elfes, qui ont trompé et dupé par leur magie traîtresse Grummsh et Gharhazok. Leurs terres doivent donc être ravagées et rasées, au moins pour l'exemple. Certains des chamans de cette mouvance vont encore plus loin et prêchent la destruction absolue du monde. Il est hors de question de montrer quelque signe de compassion aux divinités qui régissent aujourd'hui ce monde et se sont opposés à Gharhazok et son père. Ces prédicateurs estiment qu'une fois les races pensantes annihilées, doit venir le tour des animaux et des plantes. Lorsque le monde entier aura été réduit à un désert sans vie, les justes serviteurs du Destructeur devront alors s'unir pour tourner leurs prières vers le Fléau, afin qu'il les juge pour ses actions. S'il considère alors que leur oeuvre le satisfait, il les récompensera en les plaçant à ses côtés, dans l'immensité désormais infinie des Ténèbres, et plus aucune lumière ne brillera jamais, pour l'éternité. Mais une part de la société du Kal Saïtharak et du clergé de Gharhazok a des vues sur le monde moins destructrices. Ils considèrent qu'il n'est pas nécessaire de détruire les Ch'ron-P'thok. Les êtres inférieurs ne sont que les survivants de ceux qui ont déjà été vaincus lors de la Grande Trahison par le Destructeur et ses fils. Si les vainqueurs d'alors ne les ont pas poursuivis pour les achever, il n'y a guère de raison pour que les orcs donnent plus d'importance que cela à ces créatures pathétiques et le fassent aujourd'hui. Cela ne signifie pas que ceux-ci ne sont pas belliqueux et n'attaqueront pas leurs voisins d'autres races, s'ils estiment que leur espace vital n'est pas suffisant pour satisfaire à leur honneur, s'ils désirent piller leurs terres, ou s'ils manquent de main d'oeuvre servile. Pratiques du culte de Gharhazok La vénération du Destructeur est une activité pratiquée à travers des actes simples de la vie quotidienne. Une simple courte prière remerciant le dieu pour une chasse fructueuse constitue déjà un moyen de montrer son respect et sa vénération satisfaisant Gharhazok. Pour des choses plus importantes, comme un combat ou un assassinat devant mener à une position importante, les orcs procèdent généralement à des prières plus élaborées, renforcées de sacrifices dont la valeur correspond à la faveur espérée. Mais la manière la plus remarquable de montrer sa vénération au Destructeur est de mener une guerre. Les batailles sont pour le Peuple des Ténèbres l'équivalent des célébrations des jours saints par nos cultes. D'ailleurs, Gharhazok a lui-même indiqué à ses fidèles que le puissant qui veut obtenir honneur et respect doit assurer sa domination par la guerre - et celle-ci doit être constante et incessante. Aucun signe de pacifisme ne peut-être toléré, car c'est là une faiblesse. De fait, les orcs n'ont aucun mot signifiant "paix" dans leur langage, uniquement un juron guttural pour la trêve qui signifie littéralement "arrêt temporaire des batailles". L'importance rituelle des batailles et des guerres est notamment marqué par le fait que les Uruks, avant de partir au combat, sont généralement bénis par les chamans, en des cérémonies variables selon les clans, mais qui glorifient la sainte action de grâce qui va suivre et l'honneur et le respect que vont y gagner les combattants. Outres les éventuelles armes magiques, les orcs ont l'habitude d'arborer en ces moments quantité de symboles et peintures rituels. Dans un domaine moins martial, on remarquera que nombre de huttes orques contiennent des statues de femelles enceintes, sculptées dans le bois, l'os ou la pierre. Cela peut-être de simples représentations stylisées grossières ou des sculptures très détaillées montrant que le Peuple des Ténèbres, lorsqu'il s'en donne la peine, est capable de réalisations étonnamment talentueuses. Ces sculptures sont habituellement enchantées par le chaman local qui y apporte la bénédiction du Père des Uruks, laquelle est censée apporter fertilité et progéniture nombreuse aux habitants de la hutte. Lors de mes pérégrinations au Kal Saïtharak, il m'a été possible de remarquer un phénomène assez surprenant: Le Peuple des Ténèbres semble avoir plus de respect encore pour ses défunts que pour les vivants - même s'il est parfois difficile de mesurer le respect montré par un orc. Bien qu'il y ait des exceptions, les Uruks incinèrent généralement leurs morts. Il y aurait à cela deux raisons. Tout d'abord, le feu est considéré par les orcs comme quelque chose de pur: Quand une créature meurt et pourrit, il arrive que des animaux la mangent; ces animaux sont considérés, au même titre que les gobelinoïdes ou les humains, comme des êtres inférieurs, et finir dans leur estomac représente donc un sort peu enviable pour des guerriers de la Race des Seigneurs. Ensuite, le Peuple des Ténèbres considère que l'incinération permet à l'esprit du mort de rejoindre plus rapidement Gharhazok: Lorsqu'il est laissé à l'air libre, un corps ne retourne à la poussière qu'après très longtemps - trop longtemps pour qu'un orc puisse le calculer -, alors que le feu arrive à ce résultat en quelques heures. Lors d'une incinération, la grandeur des accomplissements du défunt durant sa vie est représentée par le bûcher monté pour lui. Il n'y a pas de règle codifiée, d'autant que le bois n'est pas disponible dans les mêmes proportions dans toutes les régions du Kal Saïtharak. Les clans du Globugil'dug, dont les terres souffrent cruellement de l'absence de réserves de bois, ne brûlent leurs morts qu'exceptionnellement, dans le cas de chefs importants. D'ailleurs, dans le cas de grands carnages, il n'est pas rare que les orcs procèdent à des incinérations de masse, avec un large bûcher pour tous les guerriers. Il existe même des récits de seigneurs de guerre organisant de telles incinérations collectives pour leurs ennemis tombés (lorsqu'il s’agit d’opposants uruk hai, bien entendu). En tous cas, en règle générale, il semble que plus le guerrier fut important, plus la quantité de bois utilisé l'est aussi. La quantité de pièces d'armures, d'armes ou encore l'importance du butin incinérés avec le défunt, sont aussi des signes révélateurs. On raconte que plusieurs chefs zahuruk hai auraient été incinérés avec leur worg favori, et plus nombreuses encore sont les histoires de seigneurs de la guerre accompagnés dans leur dernière demeure par leur femme préférée... L'importance du culte de Gharhazok Le Gharhazok'tscha est suivi par tous les orcs du Kal Saïtharak ou presque, et la majeure partie de ceux de l'ensemble des Montagnes Sombres. L'action du clergé, notamment depuis que le chaman Snaga a commencé à le fédérer, est primordiale dans son expansion. Par une campagne musclée, passant par l'utilisation des chamans gobelinoïdes les plus récalcitrants comme matière première des sacrifices offerts au Destructeur, le culte a aussi été étendu aux Ch'ron-P'thok. Désormais, dans le royaume, la majorité des autres tribus humanoïdes vénèrent aussi le Père des Orcs, au moins officiellement. Les autres cultes du Kal SaïtharakIl s'agit là d'un sujet tabou, et, visiblement, il ne semble guère exister d'autres cultes que celui de Gharhazok au royaume orc, même si quelques autels dédiés à Khartatok ou Yeenoghu existent encore aux marges... La magie au Kal SaïtharakVisiblement, aucun mage n'y contrôlerait de source de pouvoir tellurique, ou aucun mage déclaré, en tous cas... L'existence de certaines créatures extra planaires semblerait pourtant prouver le contraire. Les Tanarukks, considérées comme des envoyés de Gharhazok au Kal Saïtharak - et généralement traités avec le plus grand respect -, qui seraient le résultat du croisement de démons et d'orcs, peuvent être rencontrés dans certains clans, où ils jouent souvent le rôle de conseillers écoutés. La question dépasse cependant mes compétences... -------------------------------------------------------------------------------------------------- Extrait des Carnets de Route d'un Eternel Vagabond, par Colbiac d'Arkhalsk. |
|  | | Amras Singollo

Nombre de messages: 309 Age: 35 Localisation: Lyoness Date d'inscription: 03/09/2006
 | Sujet: Re: Le royaume orc du Kal Saïtharak Lun 18 Sep - 7:45 | |
| Ouah... Tu m'as fait perdre une heure hier soir, mais ouahou... J'ai même hésité à poster pour te féliciter tellement le post est grandiose... Et que mon petit mot de félicitations allait faire tache à côté...  Bravo donc... _________________ Amras Singollo (Amr), Mage elfe de Lyoness Que l'âme d'Enothril repose en paix...  |
|  | | Eymerod le Second

Nombre de messages: 350 Localisation: Lyoness Date d'inscription: 30/08/2006
 | Sujet: Re: Le royaume orc du Kal Saïtharak Lun 18 Sep - 7:49 | |
| Là je crois que le record ne sera pas battu de si tôt... chapeau... _________________ Eymerod le Second, Roi de Lyoness et Exarque de Bjarnheim
Vassal, ton âme est neuve, Je riais, je faisais une épreuve. Sans m'arrêter et sans me reposer, je puis Combattre quatre jours encore, et quatre nuits.
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|  | | Amras Singollo

Nombre de messages: 309 Age: 35 Localisation: Lyoness Date d'inscription: 03/09/2006
 | Sujet: Re: Le royaume orc du Kal Saïtharak Lun 18 Sep - 7:51 | |
| Tu sais ce qu'il te reste à faire, Eymerod, pour raconter l'histoire de Lyoness, et rétablir la vérité sur l'histoire du monde...  _________________ Amras Singollo (Amr), Mage elfe de Lyoness Que l'âme d'Enothril repose en paix...  |
|  | | Eymerod le Second

Nombre de messages: 350 Localisation: Lyoness Date d'inscription: 30/08/2006
 | Sujet: Re: Le royaume orc du Kal Saïtharak Lun 18 Sep - 10:46 | |
| Certes oui... Toute cette propogande orco-humanoïde me donne envie de vomir, mais d'un autre coté, je ne sais pas si je vais avoir le temps d'écrire les trois tomes nécessaires au rétablissement de la vérité... _________________ Eymerod le Second, Roi de Lyoness et Exarque de Bjarnheim
Vassal, ton âme est neuve, Je riais, je faisais une épreuve. Sans m'arrêter et sans me reposer, je puis Combattre quatre jours encore, et quatre nuits.
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|  | | Snaga de Kal Saïtharak

Nombre de messages: 121 Age: 33 Localisation: Kal Saïtharak Date d'inscription: 29/08/2006
 | Sujet: Re: Le royaume orc du Kal Saïtharak Lun 18 Sep - 18:06 | |
| C'est vraiment très très bien. | Eymerod le Second a écrit: | Certes oui...
Toute cette propogande orco-humanoïde me donne envie de vomir, mais d'un autre coté, je ne sais pas si je vais avoir le temps d'écrire les trois tomes nécessaires au rétablissement de la vérité... |
Ce n'est pas de la propogande orco-humanoïde..... |
|  | | | | Le royaume orc du Kal Saïtharak | |
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