ClimatSolemnia bénéficie d’un climat tempéré. Ce dernier est d’autant plus clément que la situation géographique aide grandement le pays à se protéger des vitupérations de Dame Nature. En effet, la chaîne montagneuse du Gryph couvre tout le nord-ouest du pays. Se faisant, elle bloque une partie des intempéries en provenance de la mer de Diolath ainsi que le vent du nord. Cela évite maintes tempêtes et limite les rigueurs hivernales.
EconomieLa diversité géologique et géographique des régions de Solemnia lui autorise une grande autonomie économique. La principale ressource qui lui fait défaut est le bois que son voisin Lyoness lui fournit en majeure partie. En dehors de cela, les plaines et collines au centre et à l’est du pays sont à l’origine de revenus conséquents, les dernières réformes agraires ayant permis d’accroître les différentes productions agricoles et donc les exportations. Outre moult sortes de céréales, on trouve de multiples exploitations de bovins et d’ovins.
Le nord-ouest du royaume est plus industrieux. Plusieurs mines sont en effets présentes dans la chaîne des Gryph, assurant le fonctionnement de fonderies et de hauts fourneaux, plus particulièrement dans la région de Selkhauske Il s’agit essentiellement de filons de métaux de base. Il y a très peu de mines de métaux précieux et aucune production de gemmes, autre écueil de Solemnia. La ville la plus importante du nord, Nirvolk la Rouge (rapport au grès rouge qui a servi à la construction des premiers bâtiments), est également la principale ville minière. Elle est le siège des guildes des différents corps de métiers rattachés à la métallurgie. Bien qu’elle ne puisse rivaliser avec ces concurrentes naines (loin s’en faut), elle demeure néanmoins la fierté de toutes les « gueules noires » du pays.
Enfin, le sud tient une place à part dans l’économie du pays. En effet, les différents ports de la côte permettent l’exploitation des ressources nutritives de l’océan Szerlios. La pêche constitue une activité primordiale car en cas de disette, elle permet au royaume de ne pas complètement dépérir. Toutefois, la région actuellement en plein essor est la Leivika. Initialement dévolue presque exclusivement à la pêche, la volonté d’enrichissement culturel de la capitale a poussé au développement rapide du principal port local : Plavnik. Il sert de plaque tournante pour différentes guildes afin d’acheminer depuis les grands royaumes situés bien plus au sud du continent des biens rares et précieux introuvables dans nos régions. C’est également le passage obligé des multiples artistes et savants issus de contrées lointaines appelés par le roi pour travailler à Arkhalsk.
Histoire et politiqueIl y a de cela quelques siècles, Solemnia était le royaume le plus puissant de la région, mais également le plus faible. Le plus puissant de part sa taille (un peu moins d’une vingtaine de provinces) et par l’ost qu’il était capable de lever (en théorie seulement car en pratique les traditions féodales établissait une réalité tout autre). Mais le plus faible car, empêtré dans un régime féodal extrême, le pouvoir central n’était guère capable de s’exprimer. Les rivalités des grands feudataires, la complexité des liens de vassalité (pour schématiser à l’extrême, quand A est le vassal de B qui est le vassal de C, lui-même vassal de A, des problèmes ne peuvent que survenir), le clientélisme érigé en politique d’Etat et l’atrophie du pouvoir royal eurent raison de la grandeur apparente du royaume. La mort sans descendance du roi Nahor (et par voie de conséquence la fin de la dynastie Domrod) sonna l’hallali. Les charognards se battirent pour s’accaparer la dépouille du domaine royal. A ce jeu là, ce fut Andras Wohr qui fut le plus opportuniste et le plus machiavélique. Il n’hésita pas à sacrifier plusieurs provinces pour l’emporter : sa décision la plus marquante fut celle d’accorder une indépendance territoriale complète à plusieurs guildes d’importance (ce qui donna naissance à la péninsule de Gigha), en échange de quoi il reçut un financement conséquent lui permettant de l’emporter. Bien entendu, d’autres provinces frontalières furent perdues suite à cette guerre civile, au profit de Lyoness et Sardonia.
Une fois installée sur le trône, la dynastie Wohr s’attacha à asseoir un pouvoir fort, sans qu’aucune contestation ne puisse (re)voir le jour. Ce fut la fin du féodalisme. Tous les grands feudataires du royaume se virent proposer un choix : s’exiler ou accepter de voir leurs prérogatives réduites à leur proportion la plus congrue (à l’instar de leur domaine seigneurial). Une politique forte de centralisation et le développement de l’appareil d’Etat (avec l’établissement d’une nouvelle classe de travailleurs (les fonctionnaires) complètement assujettie au roi) finirent d’enterrer le régime féodal pour accoucher d’un régime royal. La haute noblesse était passée outre. Les grands barons n’étaient dorénavant jugés qu’à l’aune des services rendus au royaume, au même titre que le reste de la population. De leur côté, les petits nobliaux et les bourgeois pouvaient enfin faire montre de leur compétence et accéder à de hautes fonctions. Du sang neuf circulait enfin dans les veines d’un royaume autrefois agonisant.
ArkhalskLa cité d’Arkhalsk est le cœur du royaume de Solemnia dans tous les sens du terme. Sise au centre du pays, elle voit converger vers elle les 3 grands axes routiers qui relient les provinces du Nord à celles du Sud et celles de l’Est à leurs homologues de l’Ouest. Arkhalsk est donc naturellement devenue par la même un nœud économique de première force.
Cela fait néanmoins relativement peu de temps que la Cité possède officiellement le titre de capitale de Solemnia. En effet, il y a de cela encore 17 ans, ce titre était réservé à Ménelvorsk (à l’est de la province de Dvasviik). Il s’agissait alors de la principale place forte du royaume, et la demeure de la famille Wohr depuis près de 300 ans. Ce château d’envergure ne devait son rang qu’à sa position stratégique. Cela avait été fort utile en des temps plus agités, pas si lointains que cela malheureusement.
La donne changea il y a donc 17 ans avec l’arrivée d’Enas Wohr sur le trône. Ce dernier, plus pragmatique que ces prédécesseurs, préféra prendre comme capitale un lieu plus central et plus aisé d’accès. Si cela fit courir plus de risques quand à la sécurité de la famille royale, en revanche, cela eut un impact certain sur l’épanouissement commercial du pays et sur son développement administratif.
Arkhalsk, la Perle du Nord, incarne quand à elle la dynamique actuelle du royaume. Elle ne cesse de croître, au plus grand dam du connétable, qui ayant en main la défense de la cité fortifiée, commence à voir des demeures se bâtir en dehors des murs d’enceinte, obérant ainsi leurs capacités protectrices. Mais il est un domaine où elle surclasse toutes ses rivales des pays environnants : celui des Arts. En effet, sous l’influence d’un roi ayant eu plus à cœur de développer son affinité avec les Muses qu’avec celle du Métal, faisant ainsi fi d’une hérédité martiale chargée, Arkhalsk est le siège depuis une dizaine d’années d’un bouillonnement culturel sans précédent. Et si l’Académie Militaire de Solemnia est toujours bien établie, celle des Beaux-Arts a vu le jour il y a maintenant 6 ans rivalisant avec sa cousine quant aux subsides royaux et à son nombre d’agrégés. C’est à cela qu’elle doit son surnom de Perle du Nord.
Et la province de Viborg lui sert d’écrin. Profitant de l’essor économique d’Arkhalsk, de sa situation géographique et de la richesse de sa terre, elle est devenue le grenier à blé du royaume. Si Arkhalsk est le cœur de Solemnia, Viborg en est sans conteste le poumon économique.
Curiosités locales et spécialités régionales Chers touristes,
Bienvenus au port de Plavnik, porte du royaume de Solemnia. Nous espérons que votre voyage jusqu’à nos côtes s’est déroulé au mieux.
Une des curiosités locales est l’algue Morvlina. Cette plante possède une bien curieuse propriété : elle produit un gaz qui lui accorde une capacité de flottaison hors du commun lui permettant de profiter au mieux du soleil. Cela en fait un très bon combustible (parfois même un peu trop explosif). Certains bouilleurs de crus en font également, grâce une recette de fermentation secrète transmise de père cirrhotique en fils ivrogne, une eau de vie. Le gaz en question donne un côté pétillant à ce breuvage peu commun.
Si vous avez de la chance (enfin, c’est parfois de la malchance) vous pourrez, au détour de certaines vagues, apercevoir la tête incongrue d’un triton. En effet, l’océan Szerlios est le lieu de villégiature de plusieurs communautés de tritons, au plus grand dam des marins de la région qui se voit régulièrement conviés à accorder des dons aux dieux des profondeurs océanes, sous peine de sanctions pour le moins radicales …
Si vous poursuivez votre voyage en remontant la côte, vous arriverez immanquablement à la chaîne de montagnes des Gryph. Du sommet du mont Ohrtov, culminant à 2700 m (à une vache près), vous aurez une vue exceptionnelle sur le pays. A vos pieds, vous pourrez observer les hautes cheminées des hauts fourneaux de Nirvolk la Rouge, crachant sans discontinuité des volutes grisées allant se confondre, plus haut, avec les cumulonimbus et autres nuages cotonneux. Attention toutefois aux habitants originels des hauts pics : les griffons. Bien qu’ils tolèrent habituellement les humains, suite à un pacte établi avec la famille royale il y a bien longtemps, un coup de sang de l’une de ces formidables créatures n’est jamais à exclure. Ne laissez surtout pas traîner vos papiers gras et autres saletés polluantes, il n’y a rien de pire pour stimuler leur colère et accélérer votre fin.
Enfin, clou de la visite, la Perle du Nord ! Outre les merveilles architecturales et artistiques, vous ne manquerez pas de goûter avec plaisir à la spécialité nationale : le « Karadov ». A base de viande de boeuf (la souche percevalsk, la plus savoureuse) et de fromage (du roparhz affiné à l’ancienne), le tout arrosé de guéthenov (un vin de pays un peu âcre et âpre) il ne saurait que vous emporter au septième siècle.